| identifiant | CG9-20655.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/03/31 00:00 |
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| titre | Napoléon au général lacuée, directeur général des revues et de la conscription |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20655. - </b>Au général lacuée, directeur général des revues et de la conscription</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 31 mars 1809</h2><p>Je désire appeler 30 000 hommes de la
conscription de 1810<sup>[^1]</sup>,
en prenant de préférence dans les bons départements. Je suis
obligé de retarder la publicité du sénatus-consulte, qui ne peut
avoir lieu qu'en publiant toutes les pièces. La levée des
30 000 hommes ne serait, pour la généralité des
départements, qu'un quart de la conscription de l'année. Les
préfets pourraient la faire sans que le public s'en aperçût,
puisqu'il n'y a lieu ni à réunion ni à tirage.</p><p>Je désire que le tiers de cette levée soit
dirigé sur Paris. Le reste servira à porter au grand complet
les régiments qui sont au Rhin, en Italie, à Naples, en
Dalmatie, de sorte que non seulement chaque régiment ait
840 hommes à ses bataillons de guerre, mais que le
5<sup>e</sup> bataillon soit complet ; qu'il y ait encore
tout ce qu'il faudrait pour combler le déficit des hommes
inhabiles à la guerre qui se trouvent au régiment, et qu'il y
ait aussi 200 hommes en sus. Ainsi, aussitôt que la campagne
serait avancée, on pourrait faire partir les régiments
provisoires comme bataillons de marche, pour les incorporer, et
cependant les dépôts seraient tels qu'on pourrait remplacer
les régiments provisoires.</p><p>On prendra, comme de raison, sur les
30 000 hommes, deux hommes par département ordinaire,
et quatre hommes par chaque grand département pour les
fusiliers, de manière à avoir 300 fusiliers. Ce corps,
aujourd'hui à l'effectif de 3 400 hommes, va perdre
200 hommes que je fais passer comme sous-officiers dans la
ligne. Il y a d'ailleurs des malades, qu'on ne peut compter. Il faut
recommander aux préfets de choisir des hommes qui aient reçu
un peu d'éducation, qui sachent lire et écrire, et qui soient forts
et robustes.</p><p>Il faut destiner un certain nombre d'hommes pour
l'artillerie.</p><p>Il ne faudra, pour les dragons et la cavalerie,
que ce qui est nécessaire pour l'objet que je me propose, attendu
qu'on aura plus difficilement des chevaux que des hommes.</p><p>Mon intention pour les régiments d'Italie
est le complet ordonné, et pour les corps en Espagne qu'ils aient
500 hommes à leurs 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> bataillons
en France, les cadres compris. On pourrait aussi comprendre dans la
répartition ce qu'il faut aux deux régiments de Paris, qu'il
est nécessaire de mettre au complet pour la police.<sup>[^2]</sup></p><p style=""><br/>
</p>
[^1]: Le 10 septembre 1808, un sénatus-consulte avait mobilisé 80 000 conscrits des classes 1806-1809 et 80 000 autres, appelés par anticipation, de la classe 1810. Napoléon venait d’évoquer le chiffre de 20 000 conscrits supplémentaires.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 879, mars 1809, n° 409. [C 14981]</body> |
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