| identifiant | CG1-0884.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/08/31 00:00 |
| titre | Napoléon au Directoire exécutif |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 884. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Brescia, 14 fructidor an IV [31 août 1796]</h2><p><br/> </p><p>La compagnie Flachat[^1], citoyens directeurs, est composée d’hommes fort intelligents et très actifs ; on ne pouvait pas confier dans de meilleures mains les marchandises prises à l’ennemi, à l’armée d’Italie ; mais on n’avait pas spécifié de quelle manière devaient se faire les ventes. On sait que les estimations, en général, sont défectueuses. Les commissaires du Gouvernement viennent de régler, sur ma demande, que l’on préviendrait les différents agents de la République, dans les différentes places de commerce, des jours des ventes, pour faire établir une concurrence nécessaire. La dernière offre qui sera faite sera toujours substituée à l’estimation ; par ce moyen, on tirera des marchandises tout le parti possible.</p><p>Le marché que cette compagnie a passé avec la Trésorerie lui accorde 5 % pour les écus[^2] qu’elle fera passer à Huningue, ou les lingots qu’elle enverra à Paris. Il n’appartient qu’aux banquiers d’apprécier si 5 % est trop sur les sommes qui sont fournies en écus ; cela est excessivement cher pour les sommes qui seraient fournies en lingots. En effet, un million en lingots occupe cinq voitures, qui, conduites en poste à Paris, ne feraient pas cinq cents louis[^3], et arriveraient en moins de dix jours. Le 5 % d’un million est de 50 000 livres, et ils ne sont tenus à le faire tenir que dans un mois : cet article, comme vous voyez, a besoin de révision.</p><p>Je suis ici environné de pillards, malgré les soins de l’ordonnateur en chef Denniée, dont je suis content. Ce n’est pas une petite affaire que de réprimer ces gens-là. J’en mets quelques-uns au conseil militaire ; mais c’est un faible remède : il faudrait avoir quinze jours de temps et n’avoir qu’à rouler les différents magasins et les différentes places. Comme je ne puis le faire moi-même, j’ai cru devoir le faire faire par une commission que j’ai nommée, composée d’hommes probes et généralement estimés[^4].[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Cf.</i>au Directoire exécutif. Quartier général, Brescia, 26 thermidor an IV [13 août 1796], note 3. [^2]: L’écu, monnaie d’argent, vaut six livres tournois. [^3]: Le louis d’or vaut 24 livres tournois ou 4 écus. [^4]: Cette commission était présidée par le général Baraguey-d’Hilliers, commandant la Lombardie à Milan depuis le 13 août 1796. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 944, d’après la collection Napoléon.</body> |