| identifiant | CG1-0859.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/08/15 00:00 |
| titre | Napoléon à Saliceti et Garrau, commissaires du gouvernement |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 859. - </b>À Saliceti et Garrau[^1], commissaires du gouvernement</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Brescia, 28 thermidor an IV [15 août 1796]</h2><p><br/> </p><p>Les besoins de l’armée sont urgents ; j’ai ordonné au payeur général de l’armée[^2] de tenir deux millions, sur les six qui se trouvent à Tortone, à la disposition de l’ordonnateur en chef de l’armée, et deux millions sur les cinq qui sont à Bologne.</p><p>J’ai ordonné au congrès d’État de verser dans la caisse du payeur de l’armée tout l’or et l’argent monnayés, pour être à la disposition de l’ordonnateur en chef, jusqu’à concurrence de deux millions.</p><p>Ces six millions sont nécessaires pour assurer le service de thermidor et fructidor, et sortir une bonne fois de l’état de besoin dans lequel se trouve l’armée.</p><p>Je défends au payeur de donner de l’argent sur quelque ordre que ce soit, tout devant passer par la filière du commissaire ordonnateur en chef, et j’ai appris avec surprise que vous aviez ordonnancé des fonds à quelques services, sans que l’ordonnateur en chef en eût connaissance.</p><p>Tout n’est que désordre, et les principes de l’organisation militaire sont à chaque instant méconnus.</p><p>L’on a passé ainsi à Livourne des marchés extravagants et sans la participation de l’ordonnateur. Les règles sont toujours violées. Je ne crois pas qu’un ordonnateur qui a de la réputation puisse continuer à servir au milieu d’un pareil oubli de tous les principes.</p><p>Les hôpitaux de Milan ont besoin d’être particulièrement surveillés, ainsi que celui de Plaisance et celui de la Scrivia ; je crois qu’il serait utile qu’un de vous y fît une tournée. Il est horrible de penser que nos frères d’armes, tourmentés par la maladie, le sont encore par le besoin.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Pierre Anselme Garreau ou Garreau (1762-1819), avocat avant la Révolution, député à la Législative puis à la Convention, il est lié à Carnot qui le nomme commissaire aux armées près l’armée d’Italie en février 1796, avec Saliceti. Il est rappelé à Paris en décembre 1796. [^2]: Delcros. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 896, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |