CG1-0858.md

identifiantCG1-0858.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/08/14 00:00
titreNapoléon à Ferdinand III, grand-duc de Toscane
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 858. - </b>À Ferdinand III, grand-duc de Toscane</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Brescia, 27 thermidor an IV [14 août 1796]</h2><p><br/> </p><p>J’ai reçu la lettre dont Votre Altesse Royale m’a honoré, en date du 13 juillet. Elle ne m’est arrivée que fort tard, ce qui, joint aux nombreux événements qui viennent de se passer, a mis quelque retard dans ma réponse.</p><p>Le gouvernement a appris, avec la plus grande douleur, l’occupation de Portoferraio par les Anglais[^1]. Il aurait été si facile à Votre Altesse de défendre cette place, il lui aurait été si avantageux de se conserver la possession de cette partie essentielle de ses États, qu’on est obligé de penser que la trahison de votre gouverneur, pareille à celle de Spanocchi[^2], est la cause de cet événement aussi désagréable pour la France que pour vos sujets.</p><p>Le Directoire exécutif serait autorisé, sans doute, à s’emparer, par représailles, des États de Votre Altesse Royale qui sont sur le continent ; mais, fidèle aux sentiments de modération, le gouvernement français ne changera en rien et n’altérera d’aucune manière la neutralité et la bonne harmonie qui règnent entre lui et Votre Altesse Royale.[^3]</p><p><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: L’occupation de l’île d’Elbe a été tolérée par le grand-duc de Toscane. [^2]: Spanocchi, originaire de Sienne et parent du suivant, gouverneur de Livourne au début de la campagne d’Italie, il se fait remarquer par Bonaparte pour avoir laissé des navires anglais arraisonner deux frégates françaises sous le feu de ses canons. [^3]: Expédition, Archives centrales d’État de Prague, R. A. T., F. III., inv. n° 4, c. 1, fol. 4 r°-v°.</body>