CG9-20025.md

identifiantCG9-20025.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/02/14 00:00
titreNapoléon à Alexandre Ier, Empereur de Russie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20025. - </b>À Alexandre I<sup>er</sup>, Empereur de Russie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 14 février 1809</h2><p>Monsieur mon frère<sup>[^1]</sup>, le comte de Romanzov retourne auprès de Votre Majesté Impériale. Personne n'était plus propre que ce ministre, par ses talents et par sa prudence consommée, à réaliser ce que nous avions conçu pour le bonheur du monde. Je souhaite qu'il ait la confiance de Votre Majesté ; lorsque les circonstances permettront de renouer cette affaire. Depuis mon retour d'Espagne, j'ai causé tous les matins avec M. de Romanzov. J'espère qu'il aura saisi toute ma pensée. Nous avons eu quelques petites discussions sur la Prusse<sup>[^2]</sup>. Je serai parfaitement bien pour cette puissance, et elle sera satisfaite de moi, si elle se conduit selon les conseils et les bonnes leçons que Votre Majesté a donnés à ses souverains pendant leur voyage<sup>[^3]</sup>. Votre Majesté veut-elle me permettre de m'en rapporter à M. de Romanzov pour tout ce qu'il lui dira sur notre position commune avec l'Autriche et sur la nécessité d'être tranquille de ce côté, pour pouvoir ne s'occuper que de l'Angleterre ? Je me flatte surtout que M. de Romanzov aura su distinguer mes sentiments pour Votre Majesté, et qu'il lui parlera de ma sincère amitié et du zèle qui m'anime pour le succès de notre alliance et pour la prospérité commune.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: <span></span> Napoléon avait écrit à Alexandre le 14 janvier, puis renoncé à envoyer la lettre : voir <i>Correspondance générale</i>, vol. 8, n° 19976. [^2]: Ces « petites discussions » concernent l’application du traité du 8 septembre 1808, qui imposait à la Prusse, en échange de l’évacuation de son territoire par les forces d’occupation françaises, une indemnité de 140 millions et la réduction de son armée à 42 000 hommes. Le tsar, depuis les conférences d’Erfurt, s’était efforcé d’obtenir de Napoléon quelques concessions en faveur de la Prusse. [^3]: Le roi et la reine de Prusse venaient d’effectuer une visite de trois semaines à Saint-Pétersbourg, dont ils étaient repartis le 31 janvier. [^4]: Expédition, Archives des Affaires étrangères de l’Empire russe (AVPRI), fds Chancellerie, inv. 468, 1809, d. 6047, p. 3. [C 14778].</body>