CG8-19962.md

identifiantCG8-19962.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/01/31 00:00
titreNapoléon à Louis, roi de Hollande
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19962. - </b>À Louis, roi de Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 31 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai reçu à Paris votre lettre du 20 janvier. Il me semble que la marine hollandaise déchoit tous les jours ; bientôt vous n’aurez plus rien. On m’assure que vous licenciez vos matelots ; cela est un malheur<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous aurez vu, par les journaux venus de Paris, les derniers bulletins. De 40 000 hommes qui composaient l’expédition anglaise, plus de la moitié ont été pris, tués ou perdus. Ils ont abandonné ou détruit leurs bagages, chevaux, artillerie. Au combat du 16, le général en chef, John Moore, a eu le bras emporté par un boulet, au défaut de l’épaule ; il est mort deux heures après. Sir Baird a eu deux coups de fusil dans le bras ; on lui a fait l’amputation. Il paraît que le général Hope<sup>[^2]</sup> a été trouvé sur le champ de bataille avec cinq ou six colonels et les cadavres d’une centaine d’officiers. La nuit, ils se sont embarqués avec la plus grande confusion<sup>[^3]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je serais bien curieux de savoir ce que les Anglais diront de tout cela. S’il vous arrive des journaux, envoyez-les-moi.<sup>[^4]</sup></p> [^1]: Napoléon reproche sans cesse à Louis de ne pas appliquer le Blocus continental et de ne pas consentir les efforts nécessaires pour garder la marine hollandaise en état d’empêcher la contrebande sur les côtes. [^2]: Sir John Moore a été mortellement blessé et Baird a repris le commandement. Peu après, ce dernier est frappé par un boulet et doit être amputé d'un bras. Il cède alors sa place à Hope. [^3]: À La Corogne, le 16 janvier. Ce qui a beaucoup choqué les Français ce sont les centaines de chevaux auxquels les Anglais avaient coupé les jarrets avant de s'embarquer. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14759, d’après les Archives de l’Empire (minute, Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 299).</body>
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