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CG8-19942.md| identifiant | CG8-19942.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/27 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, roi d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19942. - </b>À Joseph, roi d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 27 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, je reçois
votre lettre du 15 à onze heures du soir, et celle que me porte un
aide de camp du maréchal Victor. J’attends d’apprendre les
suites du combat d’Alcazar<sup>[^1]</sup>,
et qu’il a atteint et dispersé le reste de l’armée de
l’Infantado<sup>[^2]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’empereur de Russie
vous a écrit une lettre que vous envoie M. de Romanzov<sup>[^3]</sup>.
M. de Stroganov a reçu ses lettres de créance ; il est arrivé
à Vienne, il va se rendre à Paris, d’où il retournera à
Madrid<sup>[^4]</sup>.
Vous pouvez le faire annoncer dans vos journaux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai ordonné la
formation d’un régiment d’infanterie espagnole, dont j’ai
donné le commandement au général Kindelan<sup>[^5]</sup>.
Je le fais réunir et former à Nancy.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Laissez venir les
prisonniers en France ; ne gardez que ceux auxquels vous croyez
pouvoir vous fier. Il vaut mieux en former en France des régiments,
qui pourront ensuite vous être envoyés ; ce qui ne doit pas
empêcher la formation des régiments que je vous ai recommandée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ma prompte arrivée à
Paris a déjà fait changer le ton de l’Autriche, et la peur a
succédé à l’arrogance et à l’extrême confiance. La
conscription se lève avec activité. De nombreux détachements sont
en marche pour l’Italie et le Rhin.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites connaître au
maréchal Victor que j’ai accordé les grâces qu’il a demandées
pour le général Villatte<sup>[^6]</sup>,
pour le colonel Meunier<sup>[^7]</sup>,
pour le chef de bataillon Regeau<sup>[^8]</sup>,
pour les colonels Mouton<sup>[^9]</sup>
et Jamin<sup>[^10]</sup>,
et Rouziès<sup>[^11]</sup>
du génie, pour l’adjudant commandant Aymé, et pour les chefs
d’escadron Château<sup>[^12]</sup>,
Auguste Le Roi et François Leroy-Duverger<sup>[^13]</sup>,
etc.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Dans les 12 000
boulets qui se trouvent parmi les objets d’artillerie trouvés à
Zamora, et dont l’état est ci-joint, il peut se trouver des
boulets de 24, nécessaires pour les pièces qui sont à Madrid. Les
quatre mortiers sont bien nécessaires aussi pour armer les
fortifications de Madrid.<sup>[^14]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-italique-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napole</h3>
[^1]: Alcázar del Rey.
[^2]: Après avoir battu le duc de l'Infantado à Uclés le 13 janvier, Victor poursuit les restes de l’armée du Centre qui se replie vers Cuenca.
[^3]: <span></span> Ministre des Affaires étrangères d'Alexandre I<sup>er</sup>.
[^4]: Strogonov avait fui l'Espagne pour Trieste après le pillage de son ambassade à Madrid.
[^5]: Voir CG8-19904.
[^6]: <span></span> Commandant la 3<sup>e</sup> division du 1<sup>er</sup> corps.
[^7]: <span></span> Claude Meunier, colonel du 9<sup>e</sup> léger, 1<sup>re</sup> division (Ruffin) au 1<sup>er</sup> corps. V. Haegele publie le nom du chef de bataillon Joseph Meunier, aide de camp du général Vedel.
[^8]: <span></span> Chef de bataillon au 9<sup>e</sup> léger.
[^9]: <span></span> Mouton-Duvernet, colonel du 63<sup>e</sup> de ligne, brigade Pacthod, division Villatte.
[^10]: <span></span> Jean-Baptiste Jamin, colonel du 24<sup>e</sup> de ligne, brigade Lefol, division Ruffin. V. Haegele publie le nom du capitaine Étienne Janin, aide de camp du général Razout.
[^11]: <span></span> Rouziers commande le génie du 1<sup>er</sup> corps.
[^12]: Le chef de bataillon Louis Huguet-Chataux est le premier aide camp de Victor. Il est promu colonel ce même jour et, en 1811, il épousera Louise Pierrette Perrin, la fille du maréchal.
[^13]: Autre aide de camp de Victor.
[^14]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11. [C 14749]</body> |
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