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CG8-19877.md| identifiant | CG8-19877.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/17 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, roi d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19877. - </b>À Joseph, roi d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Valladolid, 17 janvier 1809, 6 h. du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, j’ai reçu
hier soir à neuf heures la députation<sup>[^1]</sup>.
Faites mettre dans les journaux les discours qu’ils m’ont tenus,
et faites votre entrée à Madrid<sup>[^2]</sup>.
J’ai chargé les députés de vous faire le rapport de ce que je
leur ai dit. Le brouillard hier soir était si épais et si humide,
que j’ai préféré remettre mon départ à ce matin. Il est près
de six heures, et je vais monter à cheval<sup>[^3]</sup>.
Je laisse ici ma Garde, mes équipages et ma Maison. Les nouvelles de
Galice sont toujours que mes troupes poussent en avant, et ramassent
toujours les débris de l’armée anglaise. Partout où l’ennemi
peut se présenter à six ou sept journées de Madrid, ne le souffrez
pas ; foncez dessus. J’ai tancé les alcades de ce qu’ils
n’ont pas condamnés à mort les garnements qu’on avait arrêtés.
Ils se sont justifiés en me disant qu’il leur fallait je ne sais
quelle permission du roi. Il faut faire ce qui est nécessaire pour
faire réussir ce procès, et faire de grands exemples. Du côté de
Las Rosas, on commet de grands brigandages. Si près de Madrid, vous
ne pouvez pas le souffrir. Il faut mettre à la poursuite des
coupables deux ou trois colonnes de 50 hommes chacune, et un
détachement de cavalerie. Les villes de Toro et de Zamora ayant été
prises les armes à la main<sup>[^4]</sup>,
j’ai mis sur ces deux provinces une contribution de 500 000
francs sur l’une et de 1 million sur l’autre ; cela servira
à solder l’armée. En Galice, on a confisqué les marchandises
coloniales et toutes celles provenant des manufactures anglaises ;
c’est une mesure générale qu’on a prise à Leipzig, à
Hambourg, et partout. J’ai donné ordre au régiment d’Arenberg
de rester cinq à six jours à se reposer à Rio Seco ; ce
régiment vient du fond du Danemark. Cependant, si vous pensez en
avoir besoin après cela, j’ai donné ordre qu’il se rende à
Madrid. J’ai ici environ pour 1 million d’argenterie dans la
caisse de ma Maison, et pour 150 000 francs dans le couvent de
Saint-Dominique, que j’ai supprimé. Cet argent servira à payer la
solde, et j’ai ordonné qu’il fût converti en espèces ;
mais il serait convenable qu’il fût frappé à votre coin. Donnez
ordre que le coin soit fait et que sur-le-champ, à la monnaie de
Madrid, on batte 1 million à votre compte. Pour éviter toute
longueur, vous pourriez laisser la même piastre et la même forme,
soit relativement au poids, soit relativement au titre, sauf à
changer le titre ensuite ; et si, par la suite, votre monnaie
est ainsi mise en circulation, je préférerai envoyer en Espagne des
lingots pour payer la solde. Ce sera autant de battu à votre coin ;
ce qui est toujours d’un bon effet politique.<sup>[^5]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-italique-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3>
[^1]: Voir plus haut.
[^2]: Le 22 janvier.
[^3]: Napoléon quitte Valladolid à 7 heures du matin.
[^4]: Ces deux villes révoltées avaient été reconquises : Voir CG8-19677 et 19773.
[^5]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11. </body> |
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