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CG8-19861.md| identifiant | CG8-19861.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/15 00:00 |
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| titre | Napoléon à Otto, ministre de l’Empereur près le roi de Bavière, à Munich |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19861. - </b>À Otto, ministre de l’Empereur près le roi de Bavière, à Munich</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Valladolid, 15 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur Otto, vous
trouverez ci-joint une lettre pour le roi de Bavière<sup>[^1]</sup>,
que vous cachetterez après l’avoir lue, et que mon officier
d’ordonnance remettra. Lorsque vous lirez cette lettre, je serai de
retour à Paris. Ma Garde est déjà en marche pour Bayonne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous trouverez ci-joint
un ordre pour envoyer le corps du général Oudinot à Augsbourg<sup>[^2]</sup>,
si cela convient au Roi. Vous insisterez auprès de lui pour obtenir
son consentement, en lui faisant sentir l’importance de ce
mouvement pour couper court à des murmures et inquiétudes qui font
autant de mal que la guerre. Les quatre basses compagnies des
régiments de ce corps, qui n’a que les deux premières compagnies
de grenadiers et de voltigeurs, vont les joindre ; ce qui le
triplera. Ce corps sera censé être à Augsbourg pour passer en
Italie. Il sera nourri à mes frais. L’arrivée de ce corps à
Augsbourg, coïncidant avec mon retour à Paris, fera sentir à
l’Autriche que ce n’est pas une plaisanterie. Je désire savoir
combien il faut de temps au Roi pour mettre ses troupes sur pied,
remonter sa cavalerie. Quand l’Autriche fait des efforts, il ne
faut pas s’endormir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez l’assurance au
Roi que, quand il le faudra, je serai à Munich avec 150 000
hommes, dont 25 000 de cavalerie, la plus belle du monde ;
que je ferai entrer le vice-roi<sup>[^3]</sup>
en Carinthie avec une pareille force, et que j’aurai en réserve
une armée de 60 000 hommes tirés de mon armée d’Espagne. Si
je joins à ces forces 100 000 hommes des troupes de la
Confédération, il me semble que l’Autriche ne doit pas hausser le
ton. Vous ajouterez que je suis au mieux avec la Russie, et que cette
cour ne comprend rien, aussi bien que moi, à ce vertigo de la cour
de Vienne.<sup>[^4]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-italique-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Voir la lettre précédente.
[^2]: Voir plus haut la lettre à Davout.
[^3]: Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie.
[^4]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1782, fol. 16. [C 14710] Notes sur la minute (Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 197) : « portée par l’officier d’ordonnance Marbeuf », « dans cette lettre sont incluses celle au roi de Bavière et celle au duc d’Auerstaedt ».</body> |
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