| identifiant | CG8-19843.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/15 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Bessières, chef de la réserve de la cavalerie à l’armée d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19843. - </b>Au maréchal Bessières, chef de la réserve de la cavalerie à l’armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Valladolid, 15 janvier 1809.</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, ma Garde
reste ici sous vos ordres<sup>[^1]</sup>.
Mon intention est que les chevau-légers polonais soient réunis à
Tolosa, et mes chasseurs à cheval à Vitoria, hormis les
détachements qui seraient de Vitoria à Tolosa, qui resteront à
Tolosa avec les Polonais<sup>[^2]</sup>.
Mon intention est que tous les détachements qui seraient à Madrid
ou à Astorga, ou ici, aussitôt qu’ils seront rétablis, soient
dirigés sur ces corps, à Bayonne. Donnez ordre qu’il y ait à
Vitoria, avec les chasseurs, douze pièces d’artillerie légère
bien attelées et approvisionnées. Le reste doit se tenir prêt à
partir au premier ordre. Vous recevrez directement des ordres de moi.
Tenez ma Garde sur un bon pied ; dirigez les malades plutôt sur
Burgos qu’en avant. Il faut que les postes les plus avancés de ma
Garde soient à Valladolid. Vous sentez bien que cela doit céder à
des circonstances majeures et imprévues dont je vous laisse le
maître de juger. Indépendamment des rapports que vous ferez au
major général sur le gouvernement des provinces qui sont sous votre
autorité, vous m’en ferez sur la Garde, afin que je connaisse bien
sa situation et le lieu où elle se trouve. Les chevau-légers
polonais et les chasseurs auront avec eux leurs caissons. 150 de mes
gendarmes d’élite se rendront également à Vitoria ; le
reste demeurera ici pour la police de la ville et de la route ;
il n’y en aura plus, huit jours après mon départ de Valladolid, à
Ségovie, et de Ségovie à Madrid, ni dans d’autres directions.
Tous leurs postes seront repliés de manière que leurs postes
avancés soient à Valladolid.<sup>[^3]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-italique-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3>
[^1]: <span></span> Napoléon partira pour Paris le 17 janvier. Il venait de donner ses ordres à Berthier (<i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup>, n° 14 712) : « Après le départ de l’Empereur, le Roi [Joseph] commandera l’armée. Le major général [Berthier] restera à Valladolid jusqu’à ce qu’il apprenne que les Anglais sont embarqués. Si, dans huit jours, ils ne l’étaient pas et qu’il n’y eût rien de nouveau, il se rendra à Paris, s’il ne juge pas sa présence nécessaire. Pendant le temps qu’il restera à Valladolid, il continuera à donner des ordres au nom de l’Empereur.<p class="sdfootnote-western">« Si le maréchal duc de
Dalmatie [Soult] éprouvait un échec, ce qui n’est pas à
présumer, et que cet échec ne pût être réparé par le corps du
duc d’Elchingen [Ney], le major général pourrait faire marcher
la division Lapisse ; il tâchera de correspondre avec
Santander, en y envoyant 100 hommes d’infanterie, afin de donner
des nouvelles au général Bonet, qui depuis longtemps en est privé.
Le major général renouvellera les ordres à Santander et à
Burgos, pour faire évacuer sur Bayonne les laines ainsi que les
marchandises anglaises. Le départ de l’Empereur ne sera pas mis à
l’ordre ; on le fera connaître directement et
particulièrement aux ducs de Dalmatie, d’Elchingen et de
Montebello [Soult, Ney et Lannes]. Le Roi sera prévenu qu’il doit
laisser ignorer, autant que possible, le départ de l’Empereur de
Madrid, en disant que Sa Majesté a été à Saragosse. Le général
Lecamus [dit Camus] restera à Valladolid, comme section détachée
de l’état-major général ; il correspondra directement avec
le Roi et avec le major général à Paris. L’Empereur laisse le
commandement de sa Garde au duc d’Istrie [Bessières], qui aura
son quartier général à Valladolid. La Garde ne fait pas partie de
l’armée. Ce ne sera que quand l’Empereur fera venir sa Garde et
ses équipages que l’on mettra à l’ordre que Sa Majesté a
quitté le commandement de ses armées en Espagne. Si des
circonstances forcées rendaient indispensable de faire marcher la
Garde, le major général est autorisé à le faire. Comme le corps
du duc de Dalmatie, tel qu’il est en Galice, et appuyé de deux
divisions du duc d’Elchingen, est assez fort pour chasser les
Anglais, l’Empereur désire que la division Heudelet ne dépasse
pas Villafranca jusqu’à ce que le duc de Dalmatie se soit mis en
chemin pour Porto, et alors il faudrait qu’un régiment du duc
d’Elchingen vînt à Astorga pour garder les communications. Le
major général, tant qu’il sera à Valladolid, y fera la parade
comme à l’ordinaire, verra les hommes isolés. Il donnera l’ordre
de faire partir, le 15, les caissons de la 3<sup>e</sup> compagnie
du 6<sup>e</sup> bataillon des équipages militaires, chargés des
effets des régiments du corps du maréchal duc de Dalmatie ;
il leur donnera une bonne escorte ; on retardera le départ
d’un jour, si on n’avait pas une escorte suffisante. Pendant le
temps que le major général restera à Valladolid, il enverra tous
les jours un courrier au Roi. Immédiatement après le départ de
l’Empereur, l’estafette sera établie de la manière suivante.
Il y aura à Madrid et à Valladolid un directeur de la poste. Le
directeur de Madrid ne fera pas partir l’estafette sans que
l’ambassadeur de France [La Forest] lui ait fait remettre
directement ses dépêches, lesquelles ne devront être mises dans
la valise que par le directeur lui-même, sans être vues de
personne ; il recevra aussi le paquet du maître des requêtes
Fréville, celui de l’intendant général de l’armée ;
quant au paquet du Roi, c’est le principal et le premier. À
Valladolid, le directeur ne laissera pas partir l’estafette sans
avoir pris les paquets du duc d’Istrie ; il ordonnera de
prendre à Burgos ceux du général Darmagnac et à Vitoria ceux du
général Thiébault. Le major général remettra à cet égard une
note au directeur de l’estafette et au général Nansouty. « Le
major général chargera le général Thiébault de correspondre
avec lui à Paris et avec le maréchal duc d’Istrie à
Valladolid ; et de même au général Darmagnac à Burgos et au
général Bisson, qui commande la Navarre. Le duc de Montebello, qui
commande devant Saragosse, recevra aussi le même ordre. « Pendant
le temps que le major général restera à Valladolid, il enverra
tous les jours un de ses aides de camp au duc de Dalmatie, afin
qu’il les lui réexpédie ensuite toutes les fois qu’il y aura
quelque chose d’important. Mais, au moins tous les deux jours, ces
aides de camp porteront les dépêches du duc de Dalmatie au duc
d’Istrie et même au Roi, en passant par Madrid, s’il y avait
quelque chose de pressé. Pendant que le major général sera à
Valladolid, il expédiera à Paris successivement ses aides de camp
revenus de Galice ; et, après son départ, ils continueront
leur route sur Paris, ayant auparavant remis les dépêches
adressées au duc d’Istrie. Le major général expédiera, tous
les jours à peu près et lorsque les événements l’exigeront,
l’un des aides de camp des généraux attachés à l’Empereur,
pour Saragosse, afin que le duc de Montebello en expédie un pour
Paris au moins tous les trois jours, ou lorsque les circonstances
l’exigeront. Pendant le temps que le major général restera à
Valladolid, il expédiera tous les jours à Sa Majesté un de ses
officiers d’ordonnance avec les différents rapports. Le major
général partira huit ou dix jours après l’Empereur, en
profitant des différents relais de Sa Majesté. Après le passage
du major général, tous les relais de l’Empereur seront réunis à
Vitoria, sous la garde des chasseurs et de la moitié des gendarmes
d’élite, qui s’y rendra à cet effet. Le grand maréchal
[Duroc] remettra au major général l’état des officiers
d’ordonnance et des aides de camp. Le major général pourra dès
demain en expédier sur Saragosse. Le major général recommandera
en partant au duc d’Istrie de faire tous les jours une parade
comme en fait Sa Majesté, de visiter les hommes qui passent, de
leur donner du repos et de leur faire joindre en règle leurs
différents corps. »</p>
[^2]: Le 11, Napoléon avait ordonné à Bessières de rassembler les cavaliers de la Garde à Vitoria.
[^3]: Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1. [C 14713]</body> |
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