| identifiant | CG8-19820.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/14 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Bessières, chef de la réserve de la cavalerie à l’armée d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19820. - </b>Au maréchal Bessières, chef de la réserve de la cavalerie à l’armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Valladolid, 14 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je vous
envoie un projet d’organisation pour ma Garde. Je désire que vous
me fassiez connaître si par ce projet, j’économise ou j’augmente
la dépense. Il me semble que les grenadiers et chasseurs étaient
forts de 4 000 hommes. Je les diminue de 800 hommes ; cela
doit produire une forte économie. Il est vrai que d’un autre côté
j’augmente la Garde de deux régiments, c’est-à-dire de 3 200
hommes ; mais je vois qu’un grenadier ou chasseur coûte plus
que 3 des nouveaux soldats que je vais prendre.<sup>[^1]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-italique-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Np</h3><p style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Projet de nouvelle
organisation de la Garde impériale.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On s’arrête au
projet suivant :</p><p style="margin-bottom: 0cm">Former un seul régiment
de grenadiers à deux bataillons, chaque bataillon composé de quatre
compagnies de 200 hommes ; ce qui fait 1 000 grenadiers ;
c’est à peu près le même nombre qu’aujourd’hui ; et
comme les grenadiers coûtent extrêmement cher, ce serait une
économie. On pourrait toujours en emmener à la guerre 1 200, et les
maintenir à ce nombre pendant le cours de la campagne. Former de
même un seul régiment de chasseurs. Ces deux régiments sont en
Espagne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Laisser les deux
régiments de fusiliers comme ils sont, et, des cadres du second
régiment de grenadiers, former un régiment de grenadiers conscrits
de la Garde, payé comme l’infanterie de ligne, hormis les
officiers et sous-officiers, qui seraient de la Garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faire de même, avec le
cadre du second régiment de chasseurs, un régiment de conscrits
chasseurs.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On aurait donc un
régiment de grenadiers, un régiment de fusiliers grenadiers, un
régiment de conscrits grenadiers, un régiment de chasseurs, un
régiment de fusiliers chasseurs, un régiment de conscrits
chasseurs ; total, six régiments, douze bataillons,
vingt-quatre compagnies, ou 9 600 hommes (si le mot de conscrits
était d’un mauvais effet, on pourrait se servir du mot de
tirailleurs).</p><p style="margin-bottom: 0cm">On suppose qu’en
maintenant constamment à la guerre ces régiments à 1 200 hommes
chacun, on aurait toujours en ligne 7 200 hommes présents sous les
armes, et à Paris un dépôt de 2 400 hommes pour la garde des
palais et pour le repos des hommes fatigués.</p><p style="margin-bottom: 0cm">C’est là la
meilleure manière.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Un bataillon de 800
hommes effectifs, c’est à dire de 600 hommes présents sous les
armes, est suffisant.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les fusiliers ont déjà
un mauvais pli : c’est d’être entre la Garde et la ligne un
corps intermédiaire, qui coûte le double de la ligne. Il vaut bien
mieux former un corps de tirailleurs qui ne coûte pas plus que la
ligne. Le pli est déjà fait : c’est le dépôt des conscrits de
la Garde à Paris. Restera donc à former les deux nouveaux régiments
dont les cadres doivent être de 3 200 conscrits ; ce nombre
existe à peu près au dépôt de la Garde à Paris.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La Garde actuelle n’est
je crois, que de 7 000 hommes ; je vais la porter à 9 600,
et il serait possible qu’elle ne me coûtât pas davantage, car 3
200 simples fantassins ne doivent pas coûter beaucoup plus que 800
des anciens soldats que j’ai dans la Garde. En temps de paix, c’est
une assez belle récompense pour l’armée que d’avoir 3 200
places dans ma Garde. En temps de guerre, je tirerai toujours plus de
profit des fusiliers et des tirailleurs que des grenadiers et des
chasseurs, qu’on craint d’exposer parce qu’ils sont trop
précieux.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 169.</body> |
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