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CG8-19693.md| identifiant | CG8-19693.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/04 00:00 |
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| titre | Napoléon à Gaudin, ministre des Finances |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19693. - </b>À Gaudin, ministre des Finances</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Benavente, 4 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur Gaudin, vous
trouverez ci-joint un projet de décret sur la suppression de l’ordre
de Saint-Étienne<sup>[^1]</sup>.
Envoyez-le à la junte de Toscane<sup>[^2]</sup>,
pour qu’elle fasse les observations dont elle le jugera
susceptible, et qu’elle le rédige conformément aux connaissances
locales qu’elle a acquises.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps">
Projet de décret</p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps">
<br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 1<sup>er</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm">L’ordre de
Saint-Étienne n’ayant plus aucun objet est détruit.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 2</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous les individus,
soit Toscans, soit Français, soit habitants du royaume d’Italie
qui jouissent de commanderies ou de pensions sur l’ordre de
Saint-Étienne, jouiront du même revenu sur le grand-livre de la
dette publique de France, et en seront payés de la même manière
que le sont les pensions.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 3</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous ceux qui possèdent
des commanderies <i>a patronati</i> deviendront propriétaires des
biens des dites commanderies, moyennant une liquidation qui sera
faite entre eux et ceux qui sont appelés éventuellement à les
posséder.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le droit de
réversibilité qui appartenait à l’Ordre sera compensé moyennant
le huitième de la valeur du fonds.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 4</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il sera formé une
commission de liquidation composée du président de la cour d’appel,
de deux conseillers et du procureur impérial faisant fonction pour
les intérêts du Trésor.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 5</p><p style="margin-bottom: 0cm">La commission du
tribunal de liquidation rendra autant de sentences qu’il y a de
commanderies. On procédera sommairement ; toutes les parties
seront appelées et la liquidation se fera de gré à gré.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 6</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si la liquidation ne
peut se faire de gré à gré l’affaire sera plaidée par les
avocats des parties, et jugée en une seule audience, le procureur
impérial entendu.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 7</p><p style="margin-bottom: 0cm">Dans le cas d’une
affinité quelconque de parenté des membres du tribunal avec les
parties, le président sera remplacé par le vice-président et les
conseillers par d’autres conseillers de la Cour d’Appel.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm">TITRE II</p><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm">De la
décoration</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 8</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous les chevaliers de
Saint-Étienne, soit Français, soit Toscans, soit habitants du
royaume d’Italie seront membres de la Légion d’honneur à
l’exception de ceux <i>a patronati</i> qui n’auraient obtenu la
décoration qu’en conséquence des fondations de famille.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm">TITRE
III</p><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm">Des
biens de l’Ordre</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 9</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous les biens de
l’ordre de Saint-Étienne seront affectés aux Domaines.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 10</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le produit du huitième,
formant compensation pour le droit de réversibilité, sera employé
à éteindre les rentes qui appartiennent aux commanderies <i>a
patronati</i> sur le livre de la dette publique de Toscane.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 11</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le domaine connu sous
le nom de Val della Chiana sera donné à la Couronne en compensation
des rentes qu’elle avait sur le livre de la dette publique de
Toscane et en conséquence d’un arrangement qui sera fait entre le
ministre des Finances et l’intendant général de la Couronne.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Article 12</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les autres biens que
possédait l’ordre de Saint-Étienne seront mis en vente.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le prix en provenant
sera employé, savoir : moitié à continuer le dessèchement des
marais de la Val della Chiana et l’autre moitié aux dépenses de
la route de Florence à Rimini.<sup>[^4]</sup></p>
[^1]: Voir CG8-19629.
[^2]: Par sénatus-consulte du 24 mai 1808, la Toscane avait été réunie à l’Empire et divisée en trois départements (Arno, Méditerranée et Ombrone), mais la « Junte extraordinaire » qui la gouvernait sous les ordres du général Menou siégeait encore.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14645, d’après les Archives de l’Empire (Minute, Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 44).
[^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 44.</body> |
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