CG8-19692.md

identifiantCG8-19692.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/01/04 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19692. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Benavente, 4 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois vos lettres des 22 et 23<sup>[^1]</sup>. Les renseignements que vous me donnez sur le sieur Quesnault<sup>[^2]</sup> sont suffisants pour qu’il sorte du Conseil d’État ; parlez-en à M. l’archichancelier<sup>[^3]</sup>. Il est sûr qu’il se fait là des affaires d’argent ; ce soupçon m’est insupportable.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vois, par un de vos bulletins, que vous avez prévenu le duc d’Abrantès que M. Novion<sup>[^4]</sup> avait été mis en liberté. De quel droit vous êtes-vous permis cela ? M. Novion est émigré ; il ne peut être rayé que par mon ordre. Croyez-vous que je sois tombé en quenouille ? Vous avez eu tort d’écrire au duc d’Abrantès. Quand agirez-vous de la manière qui convient à un magistrat ? Vous deviez me proposer la radiation de M. Novion, non le rayer de votre autorité. Quant à la réflexion que cette arrestation n’aurait pas eu lieu si le duc d’Abrantès eût fait connaître son opinion, cela est absurde. Le duc d’Abrantès est un militaire qui n’a rien de commun avec l’administration intérieure. Je ne sais, mais il me semble que vous connaissez bien peu mon caractère et mes principes.<sup>[^5]</sup></p> [^1]: Décembre 1808. [^2]: <span></span> Sous-chef de bureau à la section des Finances du Conseil d'État. La <i>Correspondance</i> omet son nom. [^3]: Cambacérès. [^4]: Voir CG8-19664. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 32. [C 14649]</body>