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CG8-19685.md| identifiant | CG8-19685.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/04 00:00 |
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| titre | Napoléon à Champagny, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19685. - </b>À Champagny, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Benavente, 4 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur de Champagny,
vous répondrez à la note du cabinet anglais dans les termes de la
note ci-jointe<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps">
Note</p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps">
<br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le soussigné, ministre
des Relations extérieures, a mis sous les yeux de Sa Majesté
Impériale et Royale la lettre du cabinet de Londres.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Sa Majesté a distingué
deux choses dans cette note, le style et le fond. Le style paraît
être de la même plume que le ministère anglais emploie, contre le
respect qu’il se doit à lui-même, pour fabriquer cette nuée de
libelles dont il inonde le continent. Sa Majesté ne peut que
mépriser de pareils moyens, qu’elle juge indignes de son
attention. Le fond, c’est que l’Angleterre désire que les
affaires d’Espagne soient traitées en congrès. Sa Majesté y
consent. L’Angleterre veut que les ministres des juntes insurgées
y interviennent. Les juntes sont sans caractère légal, et,
d’ailleurs, elles n’existent plus<sup>[^2]</sup>.
Sa Majesté va plus loin, elle propose d’admettre des ministres des
différentes parties intéressées dans ces affaires, savoir : 1<sup>o</sup>
les ministres du roi Charles IV ; 2<sup>o</sup> ceux du roi
Joseph-Napoléon ; 3<sup>o</sup> ceux des Infants ; 4<sup>o</sup>
ceux des provinces représentées par les Cortès. C’est, je crois,
ce qui forme les quatre intérêts qui doivent être en Espagne
l’objet de l’attention du congrès.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si cette extrême
modération de la France et de la Russie trouve les ministres anglais
sourds à tout sentiment de pacification, il faudra en conclure
qu’ils partagent les mêmes maximes qu’ils ont développées sur
le continent, celles d’une guerre perpétuelle. Alors il ne restera
plus à la France et à la Russie qu’à poursuivre l’exécution
des grands plans qu’elles ont formés, et l’issue en sera tout
entière à la charge du ministère anglais. Et lorsque la nation
britannique, désabusée par les calamités auxquelles elle se
trouvera en proie, et l’affaiblissement qu’elle éprouvera par
les changements qui auront lieu autour d’elle, fera peser sa
responsabilité sur un ministère intolérant et passionné, et que
des hommes sages et de talent, tels que l’Angleterre en a souvent
eu à la tête de ses affaires, viendront prendre les rênes du
gouvernement, le soussigné sera prêt à négocier sur la base d’une
paix réciproquement honorable, et fondée sur l’<i>uti possidetis</i>
ou la situation respective des deux masses belligérantes,
proposition faite par l’Angleterre elle-même lors des dernières
négociations.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: <span></span> L’Angleterre, qui venait de trouver de nouveaux alliés – en Autriche, en Espagne et au Portugal – était moins disposée que jamais à faire la paix. Aussi, sans s’arrêter à la proposition franco-russe de négocier sur la base de l’<i>uti possidetis</i>, elle exigeait ce que la France ne pouvait ni ne voulait accorder, à savoir la présence à la table des négociations des insurgés espagnols (28 octobre 1808).
[^2]: C’est inexact.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14643, d’après les Archives de l’Empire.</body> |
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