| identifiant | CG8-19678.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/01/04 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de l’Armée d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19678. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l’Armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Benavente, 4 janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, écrivez au
général Loison<sup>[^1]</sup>
qu’il y a une imprimerie à León, qu’il fasse imprimer six mille
exemplaires de toutes les gazettes qui ont paru à Madrid, depuis
notre entrée dans cette ville jusqu’aujourd’hui et de la
proclamation de l’Empereur<sup>[^2]</sup>,
qu’il en envoie 3 000 au maréchal Soult, 500 au maréchal
Ney, à Astorga, et 500 au général Lapisse, à Benavente. Donnez
ordre à Vitoria de faire imprimer à trois mille exemplaires la
proclamation de l’Empereur et de la répandre dans tout le pays et
dans la Navarre. Donnez ordre au général Darnaud<sup>[^3]</sup>
de se rendre à Valladolid pour prendre le commandement de tous les
bataillons et compagnies de marche qui passeront. Donnez ordre au 17<sup>e</sup>
léger<sup>[^4]</sup>
de se rendre à Valladolid.<sup> [^5]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-italique-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3>
[^1]: Il vient d'être nommé gouverneur de la province de León.
[^2]: <span></span> Proclamation aux Espagnols, du 7 décembre 1808, après l’entrée de Napoléon dans Madrid : « Espagnols, vous avez été égarés par des hommes perfides. Ils vous ont engagés dans une lutte insensée, et vous ont fait courir aux armes. Est-il quelqu’un parmi vous qui, réfléchissant un moment sur tout ce qui s’est passé, ne soit aussitôt convaincu que vous avez été le jouet des perpétuels ennemis du continent, qui se réjouissaient en voyant répandre le sang espagnol et le sang français ? Quel pouvait être le résultat du succès même de quelques campagnes ? Une guerre de terre sans fin et une longue incertitude sur le sort de vos propriétés et de votre existence. Dans peu de mois vous avez été livrés à toutes les angoisses des factions populaires. La défaite de vos armées a été l’affaire de quelques marches. Je suis entré dans Madrid. Les droits de la guerre m’autorisaient à donner un grand exemple et à laver dans le sang les outrages faits à moi et à ma nation : je n’ai écouté que la clémence. Quelques hommes, auteurs de tous vos maux, seront seuls frappés. Je chasserai bientôt de la péninsule cette armée anglaise qui a été envoyée en Espagne, non pour vous secourir, mais pour vous inspirer une fausse confiance et vous égarer.<p class="sdfootnote-western">« Je vous avais dit, dans ma
proclamation du 2 juin [1808], que je voulais être votre
régénérateur. Aux droits qui m’ont été cédés par les
princes de la dernière dynastie, vous avez voulu que j’ajoutasse
le droit de conquête. Cela ne changera rien à mes dispositions. Je
veux même louer ce qu’il peut y avoir de généreux dans vos
efforts ; je veux reconnaître que l’on vous a caché vos
vrais intérêts, qu’on vous a dissimulé le véritable état des
choses. Espagnols, votre destinée est entre vos mains. Rejetez les
poisons que les Anglais ont répandu parmi vous ; que votre Roi
soit certain de votre amour et de votre confiance, et vous serez
plus puissants, plus heureux que vous n’avez jamais été. Tout ce
qui s’opposait à votre prospérité et à votre grandeur, je l’ai
détruit ; les entraves qui pesaient sur le peuple, je les ai
brisées ; une constitution libérale vous donne, au lieu d’une
monarchie absolue, une monarchie tempérée et constitutionnelle. Il
dépend de vous que cette constitution soit encore votre loi. Mais
si tous mes efforts sont inutiles, et si vous ne répondez pas à ma
confiance, il ne me restera qu’à vous traiter en provinces
conquises, et à placer mon frère sur un autre trône. Je mettrai
alors la couronne d’Espagne sur ma tête, et je saurai la faire
respecter des méchants, car Dieu m’a donné la force et la
volonté nécessaires pour surmonter tous les obstacles. »</p>
[^3]: Il s'agit de Jean Arnaud.
[^4]: <span></span> Colonel Cabannes de Puymisson, 1<sup>re</sup> division (Suchet) au 5<sup>e</sup> corps (Mortier). Ce régiment sera détaché à la division Loison.
[^5]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 307.</body> |
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