CG8-19663.md

identifiantCG8-19663.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/01/01 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19663. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Benavente, 1<sup>er</sup> janvier 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je trouve ridicule que le préfet de Nice<sup>[^1]</sup> ait ordonné qu’à l’avenir il ne sera pas permis au public de faire répéter une ariette<sup>[^2]</sup>. Un peu de tapage au théâtre n’est pas une chose assez importante pour qu’on doive intervenir dans les plaisirs du public. Je veux qu’on jouisse en France d’autant de liberté qu’il est possible. Témoignez mon mécontentement à ce préfet. J’approuve qu’il ait fait arrêter les trois jeunes gens qui ont crié <i>bis</i> pour narguer le maire<sup>[^3]</sup> ; mais aussi pourquoi ce magistrat se mêle-t-il dans les querelles de jeunes gens et de coulisses ? Veillez à ce que l’autorité se fasse sentir le moins possible et ne pèse pas inutilement sur les peuples.<sup>[^4]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Marc Joseph Gratet du Bouchage. [^2]: <span></span> Le 27 novembre, le spectacle de Nice avait été troublé à l’occasion d’une ariette chantée par un acteur du théâtre. Un parti criait <i>bis </i>pour qu’elle fût répétée tandis qu'un autre s’y opposait. [^3]: Jean-François Orestis de Castelnuovo. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 879, janvier 1809, n° 19.</body>