CG8-19616.md

identifiantCG8-19616.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/12/22 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l’Armée d’Espagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19616. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l’Armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Chamartin, 22 décembre 1808</h2><p>Mon cousin, écrivez au général Mathieu Dumas<sup>[^1]</sup> que le maréchal Ney a eu son quartier général à Villacastin hier, qu’il sera demain à Medina<sup>[^2]</sup>, que moi-même j’y serai de ma personne ; que toute la Garde est partie ; que probablement le 24 ou 25 au plus tard nous serons à Valladolid ; que le général Tilly commande à Ségovie, où il a une forte garnison ; qu’il faut faire connaître ces nouvelles au maréchal Soult<sup>[^3]</sup>, pour qu’il se règle en conséquence ; que, si le général Delaborde<sup>[^4]</sup>, qui doit avoir été rejoint par sa 2<sup>e</sup> division<sup>[^5]</sup>, a reçu des ordres du maréchal Soult et les a exécutés, il a bien fait<sup>[^6]</sup> ; que s’il n’a pas reçu d’ordres de ce maréchal, il doit marcher sur Palencia, se réunir au général Lorge<sup>[^7]</sup> et faire sa jonction sur moi, soit par Valladolid, soit par la gauche, si les Anglais veulent tenir à Valladolid ; que le principal est que le général Delaborde ne reste pas à Burgos, point trop éloigné de l’ennemi et du théâtre des événements ; il devinera par les mouvements de l’ennemi ce qui se passera. Nous serons probablement le 25 à Valladolid ; qu’il fasse faire du pain à Burgos ; qu’il le dirige sur Valladolid ; que, jusqu’à ce que les communications soient ouvertes avec Valladolid, il retienne à Burgos tout ce qui arriverait pour l’armée : estafettes, courriers, caissons, convois, officiers d’ordonnance des maréchaux Mortier, Moncey<sup>[^8]</sup>, etc. On n’écrit pas au maréchal Soult, ni au général Lorge, ni au général Delaborde ; mais cette lettre leur est commune. En cas de réunion du général Lorge avec le général Delaborde, du général Millet<sup>[^9]</sup>, du général Loison avec le général Delaborde, c’est le général Delaborde qui commandera.<sup>[^10]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Aide-major général, chargé des services de l’arrière à Burgos. [^2]: Medina del Campo. [^3]: <span></span> 2<sup>e</sup> corps. [^4]: <span></span> 1<sup>re</sup> division du 8<sup>e</sup> corps. [^5]: Loison. [^6]: <span></span> Soult (2<sup>e</sup> corps) avait demandé à Junot (8<sup>e</sup> corps) de l’appuyer sur Palencia, devançant ainsi les ordres de Napoléon. [^7]: <span></span> 5<sup>e</sup> division de dragons. [^8]: <span></span> Respectivement 5<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> corps. [^9]: <span></span> Erreur de copiste qui n’a pas été rectifiée par la <i>Correspondance</i> ; il s’agit de Milhaud qui commande la 3<sup>e</sup> division de dragons. [^10]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14614, d’après l’original du dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 878, décembre 1808, n° 174).</body>