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CG8-19604.md| identifiant | CG8-19604.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/12/21 00:00 |
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| titre | Napoléon à Gaudin, ministre des Finances |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19604. - </b>À Gaudin, ministre des Finances</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Madrid, 21 décembre 1808</h2><p>Mon
intention est que le Louvre soit terminé, et que toutes les maisons
qui se trouvent entre le Louvre et les Tuileries soient démolies. Je
désirerais qu’il y eût moyen de faire des arrangements avec les
principaux propriétaires de ces maisons, dont je crois que
l’estimation s’élève à 15 millions. Je voudrais que ces
propriétaires reçussent en paiement, ou des terres en Piémont et
en Toscane, ou des bons de la Caisse d’amortissement portant
intérêt à 5 pour 100 et remboursables chaque année, par
quinzième, en billets de 10 000 francs. Les bons de la Caisse
d’amortissement seraient immobilisés, de manière que le paiement
dût être fait au propriétaire, ou à son représentant, selon les
règles ordinaires du droit civil, et non au porteur.</p><p>Si
vous pouvez parvenir à arranger ainsi les deux tiers des individus,
ou faire tout autre arrangement qui donnerait des facilités pour le
paiement, cela pourrait me convenir ; et alors, au lieu
d’acheter et de démolir graduellement, je ferais acheter par une
seule opération et en démolissant la totalité dans l’espace d’un
ou deux ans. Ces propriétaires paraissent éprouver des pertes par
l’effet de l’incertitude dans laquelle ils se trouvent ; ces
arrangements remédieraient à tout. Voyez ce qu’il y a moyen de
faire. J’affecterais également à ce remboursement les terrains
des Capucines et les autres terrains qui environnent la Bourse et qui
sont à ma disposition. Je crois qu’ils sont estimés à 3 ou 4
millions. Enfin je puis aussi faire payer quelques-unes des maisons,
jusqu’à concurrence de 3 ou 4 millions, avec l’emprunt que vient
d’ouvrir la ville de Paris. Ces effets seraient également
immobilisés.<sup>[^1]</sup></p>
[^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 878, décembre 1808, n° 151. [C 14600]</body> |
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