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CG8-19570.md| identifiant | CG8-19570.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/12/18 00:00 |
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| titre | Napoléon à Cretet, ministre de l’Intérieur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19570. - </b>À Cretet, ministre de l’Intérieur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Chamartin, 18 décembre 1808</h2><p>Monsieur
Cretet, vos lettres du 7 et du 8 me font connaître que vous avez
nommé M. Le Roy<sup>[^1]</sup>
pour présider à la vente des laines à Bayonne. Je ne sais pas si
cet ancien consul général a les connaissances nécessaires pour
cette opération importante ; Coquebert-Montbret<sup>[^2]</sup>
eût été préférable. Mais puisque M. Le Roy est nommé,
faites-lui connaître que mon intention est qu’on ne mette en vente
au 1<sup>er</sup> janvier que mille et au plus deux mille quintaux.
Mon intention est aussi que mon commissaire mette une mise à prix
aux laines avant l’ouverture des enchères, sans quoi les gens de
commerce s’entendront pour avoir les laines pour rien. La mise à
prix doit être de la valeur des laines en ce moment et avant que mon
décret fût connu. Comme mon commissaire n’aura pas le temps de
recevoir vos instructions à cet égard, je lui fais donner l’ordre
de suspendre la vente jusqu’au 15 janvier, c’est-à-dire jusqu’à
l’époque où vos instructions sur la mise à prix et sur les
ventes lui seront parvenues. À la réception de ma lettre, réunissez
les gens experts en cette matière, et, après les avoir consultés,
réglez la mise à prix et expédiez vos instructions pour mon
commissaire. N’oubliez pas que toutes les laines qui sortaient
d’Espagne payaient 5 pour 100 au roi ; que celles-ci n’ont
pas payé ce droit, et que, sur la mise à prix, il faut compter les
5 pour 100. La première mise à prix réglée, mon intention est
qu’on vende mille quintaux par mois. Je ne serais pas éloigné
d’approuver qu’on acceptât en paiement des traites, comme pour
les douanes, de manière qu’on payât un douzième tous les mois,
et que la totalité fût payée en un an. On prendrait les mêmes
précautions que prennent les douanes, qui éprouvent, je crois, peu
de pertes par cette méthode. Concertez encore ces mesures avec des
gens experts dans cette partie.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Jean-Jacques Le Roy, consul à Cadix, rapatrié à Marseille après la reddition de l’escadre française dans ce port.
[^2]: Charles Étienne Coquebert de Montbret, diplomate et scientifique. Il est le père d’Ernest, botaniste mort de la peste pendant l’expédition d’Égypte.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14584, d’après la copie des Archives de l’agriculture, du commerce et des travaux publics (minute, Archives nationales, AF IV 878, décembre 1808, n° 123).</body> |
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