| identifiant | CG1-0794.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/07/20 00:00 |
| titre | Napoléon à Garrau, commissaire du Directoire exécutif à l’armée d’Italie |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 794. - </b>À Garrau[^1], commissaire du Directoire exécutif à l’armée d’Italie</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Castiglione, 2 thermidor an IV [20 juillet 1796]</h2><p><br/> </p><p>La réquisition que vous avez faite, citoyen commissaire, au général Vaubois, est contraire à l’instruction que m’a donnée le gouvernement. Je vous prie de vous restreindre désormais dans les bornes des fonctions qui vous sont prescrites par le règlement du Directoire exécutif, sans quoi je me trouverais obligé de défendre, à l’ordre de l’armée, d’obtempérer à vos réquisitions. Nous ne sommes tous que par la loi ; celui qui veut commander et usurper des fonctions qu’elle ne lui accorde pas, n’est pas républicain.</p><p>Quand vous étiez représentant du peuple vous aviez des pouvoirs illimités ; tout le monde se faisait un devoir de vous obéir. Aujourd’hui vous êtes commissaire du Gouvernement, investi d’un très grand caractère, mais une instruction positive a réglé vos fonctions ; tenez-vous-y. Je sais bien que vous répéterez le propos que «je ferai comme Dumouriez[^2]»[^3] ; il est clair qu’un général qui a la présomption de commander l’armée que le gouvernement lui a confiée, et de donner des ordres sans un arrêté des commissaires, ne peut être qu’un conspirateur.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Pierre Anselme Garreau ou Garreau (1762-1819), avocat avant la Révolution, député à la Législative puis à la Convention, il est lié à Carnot qui le nomme commissaire aux armées près l’armée d’Italie en février 1796, avec Saliceti. Il est rappelé à Paris en décembre 1796. [^2]: Charles François Du Périer, dit Dumouriez(1739-1823), général, ministre des Affaires étrangères du 15 mars au 13 juin 1792, ministre de la Guerre du 13 au 15 juin 1792, il prend ensuite le commandement de l’armée du Nord pour éviter une mise en accusation. Il finira par émigrer. [^3]: Allusion à la trahison de Dumouriez, faute d’avoir pu faire marcher ses troupes sur Paris. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 773, d’après la collection Napoléon.</body> |