| identifiant | CG1-0793.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/07/20 00:00 |
| titre | Napoléon à Faipoult, ministre de la République française à Gênes |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 793. - </b>À Faipoult, ministre de la République française à Gênes</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Castiglione, 2 thermidor an IV [20 juillet 1796]</h2><p><br/> </p><p>Je suis aussi indigné qu’il est possible de l’être de la conduite insolente et ridicule de la populace de Gênes. Je ne m’attendais certes pas à un événement aussi extravagant ; cela hâtera le moment. Soutenez votre caractère avec fermeté. Si l’on prêche contre la France, si l’on excite le peuple à l’égorgement des Français, si les chefs de mouvements séditieux ne sont pas arrêtés et punis, déclarez au Sénat que vous quitterez Gênes.</p><p>Dans le fait, le ministre de la République française doit-il rester dans une ville où l’on lève le poignard sur des Français ? Au reste, peut-être n’est-il pas mauvais que ces gens-là se donnent des torts ; ils les payeront tous à la fois.</p><p>Je vous embrasse de tout mon cœur.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p><br/> </p><p><i>P. S.</i> Je crois vous avoir mandé que la tranchée est ouverte devant Mantoue ; depuis deux fois vingt-quatre heures la ville brûle.</p><p>Ayez soin surtout de m’informer si l’on fait dans Gênes aucune espèce d’armement.</p><p>Je désirerais que le convoi d’artillerie de siège qui est à Savone pût retourner à Nice ; seulement, je voudrais que l’on débarquât à Savone toutes les charrettes, que j’enverrais chercher. Faites venir, je vous prie, à Gênes, le commandant des convois, et concertez-vous avec lui pour le retour, si cela peut se faire sans danger. Cherchez à lui procurer les matelots et les autres objets dont il pourrait avoir besoin. J’ordonne au commissaire ordonnateur en chef de mettre une somme de 100 000 livres à la disposition du commissaire ordonnateur Sucy, pour les besoins des troupes cantonnées dans la Rivière.[^1]</p><p style="text-align: center; font-variant: small-caps; "> <br/> </p> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 776, d’après l’expédition communiquée par M., Dupont. Une copie d’expédition partielle de cette lettre sans la post-scriptum et la formule « Je vous embrasse de tout mon cœur » est conservée aux Archives du ministère des Affaires étrangères, Correspondance politique, Gênes, vol. 171, fol. 79.</body> |