| identifiant | CG8-19446.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/12/05 00:00 |
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| titre | Napoléon au général lacuée, directeur général des revues et de la conscription |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19446. - </b>Au général lacuée, directeur général des revues et de la conscription</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Chamartin, 5 décembre 1808</h2><p>Mon
intention est de renvoyer les compagnies de grenadiers et de
voltigeurs des 4<sup>es</sup> bataillons des régiments qui font
partie de l’armée du Rhin à leurs régiments, pour former le
cadre des 4<sup>es</sup> bataillons, et d’augmenter insensiblement
[<i>sic</i>] ces 4<sup>es</sup> bataillons des quatre autres
compagnies, de manière que l’armée du Rhin, qui est composée de
vingt et un régiments, le soit de quatre-vingt-quatre bataillons ;
ce qui, avec les huit bataillons qui forment le corps des villes
hanséatiques<sup>[^1]</sup>,
fera quatre-vingt-douze bataillons, ou un effectif de près de 78 000
hommes, et, avec la cavalerie et l’artillerie, près de 110 000
hommes.</p><p>Le
corps d’Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de
grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6<sup>e</sup>,
9<sup>e</sup>, 16<sup>e</sup>, 25<sup>e</sup>, 27<sup>e</sup>, 17<sup>e</sup>,
21<sup>e</sup>, 24<sup>e</sup>, 26<sup>e</sup>, 28<sup>e</sup>
d’infanterie légère ; 8<sup>e</sup>, 95<sup>e</sup>, 96<sup>e</sup>,
4<sup>e</sup>, 18<sup>e</sup>, 40<sup>e</sup>, 64<sup>e</sup>, 88<sup>e</sup>,
27<sup>e</sup>, 39<sup>e</sup>, 45<sup>e</sup>, 59<sup>e</sup>, 69<sup>e</sup>,
76<sup>e</sup>, 24<sup>e</sup>, 54<sup>e</sup>, 63<sup>e</sup>, 94<sup>e</sup>
de ligne. Mon intention serait que les compagnies restant des 4<sup>es</sup>
bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait
vingt-huit bataillons. J’y joindrais les 4<sup>es</sup> bataillons
des 46<sup>e</sup>, 28<sup>e</sup>, 50<sup>e</sup>, 75<sup>e</sup>,
100<sup>e</sup> et 103<sup>e</sup> ; ce qui porterait ce corps à
trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près
de 30 000 hommes. Pour compléter le nombre de 30 000
hommes, j’y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des
tirailleurs corses. J’en formerais trois divisions de douze
bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait,
si cela était nécessaire, renforcer l’armée du Rhin et la porter
à 140 000 hommes, laissant les 4<sup>e</sup>, 46<sup>e</sup>,
18<sup>e</sup><sup>[^2]</sup>,
24<sup>e</sup> et 26<sup>e</sup> légers, ce qui fait cinq régiments,
pour la défense du port de Boulogne et de la Bretagne, et me
laissant ainsi la faculté de diriger sur l’Allemagne les 4<sup>es</sup>
bataillons des 48<sup>e</sup>, 13<sup>e</sup>, 108<sup>e</sup>, etc.</p><p>Enfin
mon intention serait de réunir au corps d’Oudinot les 4<sup>es</sup>
bataillons des régiments qui ne font partie ni de l’armée du
Rhin, ni de l’armée d’Italie, ces bataillons ne pouvant se
compléter que par la conscription de 1810 ; et, dans ce cas, je
pense qu’il serait nécessaire de former les 5<sup>es</sup>
bataillons de tous les régiments qui n’en ont plus, afin de
pouvoir, quelque temps après, disposer des six régiments laissés
dans l’intérieur, en les remplaçant par des extraits des 5<sup>es</sup>
bataillons.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Le corps de Bernadotte.
[^2]: De ligne.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 878, décembre 1808, n° 3. [C 14535]</body> |
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