CG8-19423.md

identifiantCG8-19423.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/11/28 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19423. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Aranda, 28 novembre 1808</h2><p>Monsieur le général Clarke, je reçois votre lettre du 21. Mon intention est que toute l’artillerie qui est à Magdeburg soit évacuée sur France, ne laissant dans cette place que ce qui est nécessaire pour l’armée, et s’arrangeant de manière qu’on puisse, selon l’occasion, tirer de l’armement de la place un équipage de siège suffisant pour prendre Küstrin et Stettin. Mais les 1 500 pièces d’artillerie et cette grande quantité de boulets qui sont dans Magdeburg doivent rentrer en France. À cet effet, il faudrait voir si, par Hambourg, on ne pourrait pas faire arriver tout cela à Anvers. Il faut, au reste, prendre vos mesures de manière que si, d’ici à trois mois, Magdeburg était pris, on ne prît que l’artillerie de la place. Par suite de ce principe, je désire qu’il y ait peu d’artillerie à Strasbourg, Mayence et Wesel, et que les grands dépôts soient à Metz et à Maëstricht, qui sont des places du second ordre. Ainsi, il ne faut pas évacuer de Mayence sur Strasbourg, mais sur Metz. Metz doit être considéré comme le grand dépôt de l’artillerie de France. Cette place est éloignée de la frontière, est très forte et a l’avantage de communiquer avec la frontière du Rhin par la Moselle.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 321 (minute, Archives nationales, AF IV 878, novembre 1808, n° 241). [C 14520]</body>