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CG8-19417.md| identifiant | CG8-19417.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/11/27 00:00 |
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| titre | Napoléon à Talleyrand, vice-grand électeur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19417. - </b>À Talleyrand, vice-grand électeur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Aranda, 27 novembre 1808</h2><p>Mon
cousin, le Corps législatif est composé de beaucoup d’individus
qui voudraient se rendre importants, qui sont blessés de n’avoir
point de titres, et qui, ayant essuyé la Révolution, se supposent
encore en Assemblée nationale. Aucune loi n’est parfaite ; le
code Napoléon lui-même, qui cependant produit tant de bien, est
loin de l’être. Pourquoi, au lieu de donner leur voix par scrutin
contre la loi, ne demandent-ils pas un comité secret<sup>[^1]</sup>
dans lequel chacun donnerait son opinion librement ? On saurait par
le procès-verbal s’ils ont tort ou raison. Mais rejeter une loi<sup>[^2]</sup>
sans donner ses motifs, c’est montrer peu de zèle, peu d’amour
du bien et peu de considération pour moi. Trouvent-ils à cette loi
de grands inconvénients ? La commission du Corps législatif, qui
est composée d’hommes graves, l’a cependant trouvée bonne. Mais
si cela est, il me semble qu’au lieu de donner une boule noire ils
doivent demander à la discuter dans un comité secret, comme le
permettent nos constitutions, et faire connaître ce qu’ils lui
reprochent.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Les séances du Corps législatif sont publiques (limitées à deux cents places), sauf si un comité secret est décidé par le gouvernement.
[^2]: Napoléon venait d’apprendre, par une lettre de Cambacérès, que l’examen du premier projet sur le code d’instruction criminelle (le 17 novembre) avait éprouvé un fort rejet de la part du Corps législatif : 178 voix pour l’adoption et 85 pour le rejet.
[^3]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1781, fol. 177. [C 14516]</body> |
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