| identifiant | CG1-0789.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/07/20 00:00 |
| titre | Napoléon au Directoire exécutif |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 789. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Castiglione, 2 thermidor an IV [20 juillet 1796]</h2><p><br/> </p><p>Le citoyen Comeyras, ministre de la République près les Grisons, s’est rendu ces jours derniers au quartier général. Il aurait désiré qu’en conséquence des capitulats qui existaient entre l’archiduc de Milan[^1] et les Ligues grises, j’eusse fait fournir du blé à ces dernières ; nous avons même eu une petite discussion, parce qu’il prétendait que vous aviez ordonné cette fourniture ; mais, par la lecture de la lettre que le ministre Delacroix[^2] m’a écrite, il a été convaincu que ce n’était qu’une simple autorisation pour le faire, si je le jugeais convenable. Je lui ai dès lors fait observer qu’il m’était impossible de fournir la quantité de blé qu’il désirait, à moins que les Ligues ne demandassent l’exécution de cet article des capitulats, ce qui nous mettrait en droit d’exiger le passage qui est accordé à l’archiduc de Milan, en indemnisation de ladite fourniture.</p><p>Nous avons arrêté, en conséquence, qu’arrivé à Coire il écrirait au chef des Ligues qu’il avait éprouvé quelques obstacles à obtenir l’exécution de l’ordre du Directoire pour la fourniture des blés, qui ne pouvait avoir lieu qu’en me faisant connaître officiellement les capitulats. Le citoyen Comeyras m’a demandé de l’argent pour payer les pensions des Grisons ; il croit qu’avec 60 000 francs notre parti, dans ce pays, serait considérablement accru.</p><p>Si les circonstances de la guerre nous conduisaient dans le pays des Grisons, ou si nous avions besoin d’y avoir une force pour s’opposer aux incursions des ennemis, y aurait-il de l’inconvénient à faire un corps de tous les Suisses qui ont été au service de France et qui sont pensionnés, ce qui formerait un corps d’élite de 800 hommes, connaissant parfaitement les chemins et qui nous seraient d’un grand secours.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: L’archiduc Ferdinand. [^2]: <span></span><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote1060anc" name="sdfootnote1060sym">0</a>Charles Delacroix de Constant (1741-1805), ministre des Relations extérieures du 3 novembre 1795 au 15 juillet 1797. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 769, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |