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CG8-19360.md| identifiant | CG8-19360.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/11/22 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19360. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Burgos, 22 novembre 1808</h2><p>Monsieur
le général Clarke, vous avez eu tort d’ôter la garnison qui
était à Belle-Île. 400 hommes de plus ou de moins ne sont rien en
Espagne et 4 ou 500 hommes sont très importants dans ce point-là.
Je vous avais recommandé de ne pas retirer les vieilles troupes de
Belle-Île, qu’elles n’aient été remplacées par les nouvelles
levées. Je vous ai donné le même ordre pour l’Île d’Yeu<sup>[^1]</sup>.
Le bataillon suisse qui est dans la 13<sup>e</sup> division
militaire<sup>[^2]</sup>
y suppléera.</p><p>Il
ne faut pas faire venir les dépôts qui sont dans la 13<sup>e</sup>
division militaire, il faut les y laisser.</p><p>Ne
faites partir de Paris que des conscrits ayant leurs habits, leurs
souliers et leurs capotes, sans quoi tous ces malheureux conscrits ne
serviront qu’à garnir les hôpitaux.</p><p>Je
vous ai déjà mandé comment je désirais que les détachements du
75<sup>e</sup>, du 58<sup>e</sup> et du 28<sup>e</sup> partissent de
Paris.</p><p>Il
faut également que les détachements des 32<sup>e</sup>, 2<sup>e</sup>,
4<sup>e</sup>, 12<sup>e</sup> et 15<sup>e</sup> léger ne partent
qu’après avoir passé deux fois votre revue, munis de capotes, de
souliers et en bon état. Dix jours de plus ou de moins ne peuvent
pas être d’une grande importance.</p><p>Je
vous ai mandé hier que le 2<sup>e</sup> bataillon du 47<sup>e</sup>
devait être formé avec 6 compagnies des 9 du bataillon, qui est à
l’armée de Portugal, que le 4<sup>e</sup> bataillon serait formé
des 3 compagnies restant des neuf de ce bataillon et de 3 compagnies
que j’ai renvoyées de Burgos à Bayonne. Ces deux bataillons
peuvent être complétés puisqu’il y a au bataillon du 47<sup>e</sup>
qui est à l’armée de Portugal 1 600 hommes. S’il manquait
une centaine d’hommes, le dépôt de Boulogne y suffirait.
Moyennant cela, il y aura à la 1<sup>re</sup> division de l’armée
de Portugal<sup>[^3]</sup>,
2 bataillons du 47<sup>e</sup>, 2 du 86<sup>e</sup>, 3 du 70<sup>e</sup>,
1 bataillon du 15<sup>e</sup> et 1 bataillon suisse, ce qui ferait 9
bataillons.<sup>[^4]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-rouge1" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Voir CG8-19263.
[^2]: Chef-lieu Rennes.
[^3]: <span></span> Division Delaborde au 8<sup>e </sup>corps de Junot.
[^4]: Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 321 (minute, Archives nationales, AF IV 878, novembre 1808, n° 181).</body> |
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