CG8-19328.md

identifiantCG8-19328.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/11/19 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19328. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Burgos, 19 novembre 1808</h2><p>Monsieur le général Clarke, aussitôt que les 3 bataillons du 58<sup>e</sup>, du 75<sup>e</sup> et du 28<sup>e</sup> de ligne, seront complétés à 140 hommes et 30 en sus pour compléter les autres bataillons ce qui fait 170 hommes, ou 1 020 pour la totalité, ce qui fera pour ces trois bataillons 300 hommes, vous en passerez la revue. Vous vous assurerez qu’ils ont leurs fusils, baïonnettes, gibernes, habillement, capotes, deux paires de souliers dans le sac, une aux pieds, et que les soldats ont déjà quelques leçons. Ce qui leur manquera, vous le leur ferez donner ; vous en ferez passer une deuxième revue quelques jours après, et lorsqu’on vous aura assuré qu’ils sont en état, vous en passerez encore une revue, et vous les ferez partir ensemble pour Bayonne sous les ordres d’un adjudant commandant, d’un général de brigade, ou d’un major, à petite marche<sup>[^1]</sup>.</p><p>Je crois vous avoir déjà mandé que je désirais que les 2<sup>e</sup>, 4<sup>e</sup>, 12<sup>e</sup>, 32<sup>e</sup> et 15<sup>e</sup> envoyassent des détachements pour compléter les bataillons qu’ils ont au corps du Portugal<sup>[^2]</sup> ; vous demanderez un rapport qui vous fasse connaître ce que chaque régiment doit envoyer pour compléter son bataillon à ce corps d’armée ; vous ferez réunir ces détachements, et lorsqu’ils auront leurs capotes, souliers, habits, fusils, etc. vous les ferez partir en bon ordre.</p><p>Lorsque la 4<sup>e</sup> légion qui est à Versailles<sup>[^3]</sup> aura 140 hommes présents sous les armes, vous les dirigerez sur Bayonne.</p><p>Je suis surpris que le 32<sup>e</sup>, qui a 1 000 hommes présents, soit porté dans l’état qui m’est remis par le général Hulin, comme n’ayant que 34 hommes disponibles ; que le deuxième, qui a 975 hommes présents, n’ait que 24 hommes disponibles. Même observation pour le 4<sup>e</sup> et le 12<sup>e</sup>. D’où vient cela ? Faites-moi faire un état de ces bataillons et dépôts qui me fasse connaître pourquoi sur 9 000 hommes existant à Paris au 12 novembre, au moment de la revue du général Hulin, il n’y en a que 2 600 disponibles.<sup>[^4]</sup></p><h3 class="style-titre-4-+-rouge1" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Mots autographes d’après le copiste. [^2]: <span></span> Celui de Junot (8<sup>e</sup> corps de l’armée d’Espagne). Voir CG8-19225. [^3]: Mots autographes d’après le copiste. [^4]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 321 (minute, Archives nationales, AF IV 878, novembre 1808, n° 145). Extrait [catalogue de vente], Ivoire France, Jean Chenu, Benoît Scrive, Antoine Bérard, Alain Ajasse, expert, <i>Autographes, manuscrits anciens et documents</i>, Lyon, 16 juin 2004, p. 34, n° 255.</body>