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CG8-19323.md| identifiant | CG8-19323.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/11/19 00:00 |
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| titre | Napoléon à Champagny, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19323. - </b>À Champagny, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 19 novembre 1808<sup>[^1]</sup></h2><p>Je
reçois votre lettre avec la réponse du gouvernement anglais. Vous
avez bien fait de renvoyer le courrier. Dans cet intervalle mon
discours au Corps législatif<sup>[^2]</sup>,
mon départ pour l’Espagne, les événements qui vont avoir lieu,
feront comprendre la question en Angleterre. Voici ce me semble ce
qu’on pourrait répondre : « le soussigné a mis sous les
yeux de l’Empereur la dernière note du cabinet anglais<sup>[^3]</sup>.
La paix ne peut avoir lieu que par le concours des volontés des deux
parties. Si le conseil britannique veut la paix, les propositions
faites par les deux puissances <u>l’uti possidetis</u><sup><u>[^4]</u></sup>
et l’admission des alliés est tout ce qui est raisonnable de
demander.
</p><p>L’admission
de toutes les puissances qui ont un traité avec l’Angleterre est
accordée.</p><p>L’admission
de toutes les puissances qui n’ont pas de traité avec l’Angleterre
est refusée. La question d’Espagne se trouve donc décidée parce
que l’Espagne a un roi. L’Espagne peut être troublée par
quelques insurrections de moines et par quelques fanatiques, mais les
armes comme les faits ne laissent aucune objection sur cet article.
Se fonder sur le succès de quelques insurrections, serait une
misérable vue de la part d’un gouvernement. D’ailleurs la
question est décidée par le ministère anglais lui-même, qui ne
peut avoir et qui déclare n’avoir aucun engagement avec les
insurgés<sup>[^5]</sup>.
Si l’une et l’autre puissance au lieu d’alliés admettaient au
congrès des insurgés, la France serait aussi en droit d’y appeler
des Irlandais auxquels elle a de tout temps promis protection et
qu’un seul événement peut faire éclater<sup>[^6]</sup>.
</p><p>Quant
au roi du Brésil, de Suède et au prince de Sicile<sup>[^7]</sup>,
Sa Majesté ne fait point de difficulté de l’admettre au congrès
parce qu’ils sont alliés de l’Angleterre, elles entreront dans
la négociation sur le principe de l’uti possidetis.
</p><p>Elles
entreront dans les négociations selon que les Anglais les auront ou
ne les auront pas au moment de la signature<sup>[^8]</sup>.</p><p>Ils
y seront admis sur le principe d’uti possidetis. Le soussigné a
ordre de ne pas répondre aux allusions peu pacifiques que contient
la note contre le gouvernement français. Le soussigné juge<sup>[^9]</sup>
donc que les maux de la guerre seront au moins égaux pour les États
et les peuples. Rien d’offensant finalement en la note faite. Mais
sa mission est de chercher à concilier si l’on peut. Il désire
<...> Il ne veut donc se <...> de ce qui éloignerait à
ce sujet ».<sup>[^10]</sup></p>
[^1]: Voir CG8-19324.
[^2]: Le 25 octobre.
[^3]: Canning.
[^4]: Principe de droit international par lequel les belligérants d’un conflit conserve leurs possessions à la fin dudit conflit.
[^5]: Ils sont soutenus ouvertement par le gouvernement anglais.
[^6]: Passage barré de « L’admission de toutes les puissances » à « sur cet article ».
[^7]: Respectivement Jean de Portugal, Gustave IV Adolphe et Ferdinand IV.
[^8]: Passage barré de « la négociation sur les principes » à « au moment de la signature ».
[^9]: En marge, mots autographes : « le soussigné pense que les nécessités ».
[^10]: Copie de minute, AB XIX 5348, papiers de Pierre Nicolas Rapetti. Note sur la copie : « L’Espagne à un roi reconnu par le roi Charles IV et par le prince des Asturies, les autres princes de la maison et par la saine partie de la nation. Le roi Joseph est reconnu par la France, la Russie, la Hollande et toutes les puissances de l’Europe. Quant aux troubles que l’Inquisition et les moines ont fait naître en Espagne le parti des insurgés est pour la France assimilé aux insurgés d’Irlande. L’Angleterre n’a point et ne peut avoir de traité diplomatique avec les premiers, comme la France n’en a pas avec l’Irlande. Mais la protection de la France a été souvent assurée aux premiers contre l’Angleterre. Quant aux insurgés d’Espagne la France les assimile aux insurgés d’Irlande comme l’ont été dans les négociations précédentes les insurgés de l’ouest de la France ». Note en marge « Peu lisible, fort tronqué. A-t-on droit de publier ainsi des tronçons de lettres ? J’en doute. Rien de nécessaire d’ailleurs ».</body> |
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