CG8-19219.md

identifiantCG8-19219.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/11/08 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l’Armée d’Espagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19219. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l’Armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vitoria, 8 novembre 1808</h2><p>Mon cousin, envoyez l’ordre au maréchal Moncey<sup>[^1]</sup> de placer les deux bataillons du 116<sup>e</sup> dans la division Morlot<sup>[^2]</sup>, afin de porter cette division à 4 000 hommes. La division du général Mathieu<sup>[^3]</sup> doit être diminuée du 1<sup>er</sup> régiment de la Vistule ; ce régiment fait partie de la division Musnier. Par ce moyen, la division Mathieu sera diminuée de 1 000 hommes, qui lui sont compensés par le nouveau bataillon du 44<sup>e</sup> qu’il a reçu ; d’ailleurs, cette division sera toujours de 7 000 hommes, sans compter la cavalerie, et cela portera la division Musnier<sup>[^4]</sup> à 5 500 hommes. La division Morlot, augmentée du 116<sup>e</sup>, sera de plus de 4 000 hommes, et celle du général Grandjean<sup>[^5]</sup>, augmentée d’un bataillon de réserve et d’un bataillon supplémentaire, sera de 5 000 hommes. Ainsi le maréchal Moncey aura de disponibles, 1° la division Mathieu, avec les généraux de brigade Buget et Habert, 7 000 hommes d’infanterie ; 2° la division Musnier, avec les généraux Brun<sup>[^6]</sup> et Razout, 5 500 hommes ; 3° la division Morlot, avec le général Augereau<sup>[^7]</sup>, 4 000 hommes ; 4° la division Grandjean, avec les généraux La Val<sup>[^8]</sup> et Rostollant, 5 000 hommes ; total de l’infanterie du corps du maréchal Moncey, 21 500 hommes<sup>[^9]</sup>.</p><p>La cavalerie commandée par le général Watier<sup>[^10]</sup> forme 1 600 hommes. Le général d’artillerie Couin reprendra le commandement de l’artillerie de la Garde<sup>[^11]</sup> ; mais il ne quittera le corps du maréchal Moncey que quand il aura été remplacé par un autre général de brigade que désignera le général La Riboisière.</p><p>Une compagnie de sapeurs sera attachée au corps du maréchal Moncey, et, s’il est possible, une autre compagnie de pontonniers.</p><p>Quant à l’artillerie, chacune de ces divisions doit avoir 10 pièces de canon : il me semble qu’il n’y en a aujourd’hui que 36, c’est donc 4 pièces de canon qu’il faut tâcher de fournir. Il faut également fournir à ce corps trois compagnies d’un bataillon d’équipages militaires formant 108 voitures, dont 12 serviront pour le service de l’ambulance et le reste pour le transport du pain.</p><p>Vous donnerez des ordres positifs pour que le 119<sup>e</sup> et le 47<sup>e</sup> aillent rejoindre le corps du maréchal Bessières<sup>[^12]</sup>. La garnison de Pampelune restera forte du 7<sup>e</sup> bataillon de marche jusqu’à ce que vous m’ayez présenté le travail d’incorporation ; d’un bataillon irlandais, du 1<sup>er</sup> bataillon de marche de Portugal, des grenadiers et chasseurs des gardes nationales, des sapeurs et artilleurs destinés au siège de Saragosse et du dépôt, formé en quatre compagnies, des hommes éclopés et convalescents de tout le corps d’armée, qui sera réuni dans la citadelle ; chaque compagnie <i>se composera des hommes de la même</i> division ; elles seront spécialement chargées de la garde de la citadelle, et ne peuvent pas être évaluées à moins de 800 hommes ; ce qui portera la force de cette garnison à plus de 3 000 hommes. Ainsi le maréchal Moncey doit être prêt, avec 21 000 hommes d’infanterie, 36 ou 40 pièces de canon et 1 500 hommes de cavalerie, formant un corps de 24 000 hommes, à agir offensivement. Le général Bisson<sup>[^13]</sup> aura pour Pampelune et la Navarre ce que j’ai désigné pour la place de Pampelune, et la garnison de cette place dépendra de l’état-major et sera portée comme place. Donnez des ordres à Bayonne pour que tous les hommes des trois régiments de la Vistule, des lanciers polonais, et tous les hommes éclopés du corps du maréchal Moncey, soient dirigés sur-le-champ sur Pampelune. Faites-moi connaître de combien de compagnies se trouve composé le <i>70</i><sup>e</sup>, qui est de la division Mathieu. Il doit y avoir des détachements de ce corps à Bayonne et des conscrits qui ont été destinés pour compléter ses bataillons. Recommandez au général Drouet de faire faire des visites dans les hôpitaux de la 10<sup>e</sup> et 11<sup>e</sup> division<sup>[^14]</sup> pour rassembler les hommes en état de servir, les faire armer et habiller, et d’envoyer à Pampelune ceux qui appartiennent au corps du maréchal Moncey, à Saint-Sébastien ceux qui appartiennent aux autres corps, et à raison de 150 hommes par compagnie.</p><p>Le corps du maréchal Bessières<sup>[^15]</sup> sera composé de la division Merle, ayant les généraux de brigade Lefebvre et Gaulois<sup>[^16]</sup>, augmentée de quatre compagnies du 86<sup>e</sup>, du 4<sup>e</sup> bataillon du 119<sup>e</sup> et d’un bataillon supplémentaire, et formant 6 000 hommes ; de la division Bonet<sup>[^17]</sup>, augmentée du 118<sup>e</sup><sup>[^18]</sup>, qui se trouvera être de 4 500 hommes, et de la division Verdier<sup>[^19]</sup> de 7 000 hommes ; total, 18 000 hommes d’infanterie<sup>[^20]</sup> ; de la division Lasalle composée du 10<sup>e</sup> et du 22<sup>e</sup> de chasseurs et du 9<sup>e</sup> de dragons, formant avec les Polonais de la Garde<sup>[^21]</sup> 3 000 hommes. Les Polonais resteront jusqu’à nouvel ordre. La division de dragons du général Milhaud<sup>[^22]</sup>, formant 2 500 hommes, sera attachée au même corps jusqu’à nouvel ordre. Ce corps aura donc 5 500 hommes de cavalerie. Chaque division devra avoir 12 pièces de canon ; la division Milhaud doit en avoir 6 ; ce qui portera sa force à 42 pièces de canon. Il doit y avoir une compagnie de pontonniers et une de sapeurs avec une division d’outils. Ainsi le maréchal Soult, qui va commander ce corps, aura 24 000 hommes.</p><p>Le maréchal Ney gardera jusqu’à nouvel ordre la division Dessolle<sup>[^23]</sup>, ce qui lui fera 23 000 hommes d’infanterie, 2 500 de cavalerie et 40 pièces de canon.</p><p>Le corps du maréchal Lefebvre<sup>[^24]</sup> restera comme il est.</p><p>La division Latour-Maubourg<sup>[^25]</sup> sera attachée à la réserve, ainsi que la division Milhaud, pour en être disposé selon les événements.<sup>[^26]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: <span></span> 3<sup>e</sup> corps. [^2]: <span></span> 3<sup>e</sup> division. [^3]: <span></span> Maurice Mathieu, 1<sup>re</sup> division. [^4]: <span></span> 2<sup>e</sup> division. [^5]: <span></span> Charles Louis Dieudonné. Il ne doit pas être confondu avec son homonyme Balthazar Grandjean employé au 4<sup>e</sup> corps de Lefebvre. [^6]: Jean Antoine Brun. [^7]: Jean-Pierre, le frère du maréchal. [^8]: Gilbert de La Val. [^9]: Effectif sous les armes, l’effectif théorique est de 31 000 hommes, mais 10 000 sont dans les hôpitaux. [^10]: <span></span> 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> provisoires de hussards, lanciers polonais et 3<sup>e</sup> escadron de marche des cuirassiers. [^11]: Couin ne rejoindra pas la Garde mais restera dans la ligne. Voir CG8-19521. [^12]: <span></span> Le 119<sup>e</sup> et le 47<sup>e</sup> (1<sup>er</sup> et 4<sup>e</sup> bataillons) de ligne sont affectés à la division Merle. [^13]: Nommé gouverneur de la Navarre ce même jour. [^14]: <span></span> Chefs-lieux Toulouse et Bordeaux (provisoirement <p class="sdfootnote-western">Bayonne).</p> [^15]: Voir la lettre précédente, note 4. [^16]: <span></span> Les généraux Simon Lefebvre et Manigault-Gaulois (2<sup>e</sup> division). [^17]: <span></span> Jean-Pierre Bonet (3<sup>e</sup> division). [^18]: <span></span> Ce sera le 119<sup>e</sup> et non le 118<sup>e</sup>. [^19]: Voir la lettre précédente, note 2. [^20]: <span></span> En l’espace de quelques semaines, voire de quelques jours, les trois divisions d’infanterie du 2<sup>e</sup> corps (Bessières puis Soult) changeront à plusieurs reprises de numéros, de généraux et de régiments. Ces changements seront à l’origine de bon nombre de confusions ou d’erreurs, y compris dans le dictionnaire de G. Six. [^21]: Le régiment de chevau-légers. [^22]: <span></span> 3<sup>e</sup> division de dragons. [^23]: <span></span> 4<sup>e</sup> division du 6<sup>e</sup> corps. [^24]: <span></span> 1<sup>re</sup> division d’infanterie, française (Sebastiani) – 2<sup>e</sup> division d’infanterie, allemande et hollandaise (Leval) – 1 seul régiment de cavalerie, français, le 5<sup>e</sup> de dragons. Un peu plus tard la division sera renforcée par la 3<sup>e</sup> division d’infanterie, polonaise (Valence), et de la cavalerie allemande et hollandaise. [^25]: <span></span> La 1<sup>re</sup> division de dragons. [^26]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 305. [C 14456]</body>