|
CG8-19182.md| identifiant | CG8-19182.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1808/11/04 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19182. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 4 novembre 1808</h2><p>Monsieur
le général Clarke, donnez ordre à tout ce qu’il y a de
disponible dans le dépôt du régiment hollandais à Saint-Denis de
partir pour Bayonne ; il doit y avoir une centaine d’hommes.</p><p>Les
subsistances ne manquent pas ici, mais ce qui concerne les objets
d’habillement va très mal. Je ne découvre que vols et
dilapidations. M. Dejean est horriblement trompé.</p><p>Différents
événements ont eu lieu. Le maréchal duc de Dantzig<sup>[^1]</sup>
avec son corps a attaqué le général La Romana, qui, avec les
meilleures troupes de ligne espagnoles, avait poussé jusqu’à
trois lieues en avant de Bilbao, les a battues le 31, les a poussées
l’épée dans les reins, est entré dans Bilbao et a continué sa
poursuite. Le 26, le maréchal Moncey<sup>[^2]</sup>
avait attaqué tout ce que l’ennemi avait sur la gauche de l’Èbre,
il leur a fait 1 200 prisonniers de ligne, parmi lesquels on
compte 40 officiers.</p><p>Je
porte aujourd’hui mon quartier général à Tolosa.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3>
[^1]: <span></span> Lefebvre (4<sup>e</sup> corps) a battu La Romana à Durango et s’est emparé de Bilbao (1<sup>er</sup> novembre). Contrairement aux ordres reçus et sans attendre l’arrivée de l’empereur, le maréchal avait pris l’offensive poussé par Sebastiani (1<sup>re</sup> division). Cette attaque prématurée réduisait à néant le plan d’enveloppement envisagé par Napoléon. Bouillé, chef d’état-major de Sebastiani, est très critique envers son général qui se voulait le mentor du maréchal, lequel finira par être relevé de son commandement.
[^2]: <span></span> Le 3<sup>e</sup> corps, vainqueur à Lerin (entre Burgos et Saragosse).
[^3]: Expédition d’après photographie [catalogue de vente], Galerie « Arts et Autographes », Jean-Emmanuel Raux, expert, cat. 40, 15 octobre 2007, p. 119, n° 124. [C 14433]</body> |
|---|
| |
|