CG8-19148.md

identifiantCG8-19148.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/10/28 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l’Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19148. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l’Armée<sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 28 octobre 1808</h2><p>Le 4<sup>e</sup> bataillon de la 1<sup>re</sup> légion de réserve<sup>[^2]</sup> qui doit être composé de 8 compagnies, a cinq compagnies au 2<sup>e</sup> régiment supplémentaire et trois au camp de Rennes. Du moment que ces trois dernières compagnies seront arrivées à Bayonne, il faut qu’elles rejoignent les cinq premières. Les cinq premières compagnies du 4<sup>e</sup> bataillon de la 2<sup>e</sup> légion de réserve font partie du 1<sup>er</sup> régiment supplémentaire ; les trois dernières compagnies sont à Saint-Jean-Pied-de-Port. Donnez ordre à ces trois compagnies de rejoindre les cinq autres ; et à ce 4<sup>e</sup> bataillon ainsi formé de 8 compagnies, de rejoindre les trois premiers bataillons à la division Frère<sup>[^3]</sup>. Les 114 hommes qui arriveront à Bayonne le 10 novembre rejoindront également la 2<sup>e</sup> légion, de sorte que cette légion aura quatre bataillons complets de 32 compagnies formant un effectif de près de quatre mille hommes. Le 4<sup>e</sup> bataillon de la 3<sup>e</sup> légion a cinq compagnies au 2<sup>e</sup> régiment supplémentaire ; les trois autres sont sur la flottille à Lorient et à Rennes. Donnez ordre qu’elles soient débarquées, et qu’elles se rendent à Bayonne d’où elles joindront les cinq compagnies du 4<sup>e</sup> bataillon, aussitôt leur arrivée. Les cinq premières compagnies du 4<sup>e</sup> bataillon de la 4<sup>e</sup> légion sont au 1<sup>er</sup> régiment supplémentaire ; les trois autres sont à Saint-Sébastien ; donnez ordre qu’elles rejoignent le 1<sup>er</sup> régiment supplémentaire. Enfin les cinq premières compagnies du 4<sup>e </sup>bataillon de la 5<sup>e</sup> légion sont au 1<sup>er</sup> régiment supplémentaire ; les trois autres sont sur les derrières de l’armée. Donnez ordre qu’elles rejoignent. </p><p>Par ce moyen, il y aura en Espagne 4 bataillons complets de la 2<sup>e</sup> légion de réserve formant 32 compagnies, un bataillon de la 1<sup>re</sup> légion de 8 compagnies, un bataillon de la troisième légion de 8 compagnies, un bataillon de la quatrième légion de 8 compagnies et un bataillon de la cinquième légion de 8 compagnies, en tout huit bataillons ou soixante-quatre compagnies. La note ci-jointe de M. Lacuée vous fera connaître que c’est mal à propos que les trois dernières compagnies ont pris le nom de cinquième bataillon. Il est donc très urgent de réunir ces bataillons. Ainsi donc le 1<sup>er</sup> régiment supplémentaire serait composé du 4<sup>e</sup> bataillon entier de la 4<sup>e</sup> légion, et du 4<sup>e</sup> bataillon de la 5<sup>e</sup>. Le 2<sup>e</sup> régiment supplémentaire serait composé du 4<sup>e </sup>bataillon entier de la 1<sup>re</sup> légion et du 4<sup>e</sup> bataillon entier de la 3<sup>e</sup> légion.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: Napoléon a biffé « Monsieur le général Clarke » qu’il a remplacé par « À Berthier ». [^2]: <span></span> 1<sup>re</sup> légion à Lille - 2<sup>e</sup> légion à Metz - 3<sup>e</sup> légion à Rennes - 4<sup>e</sup> légion à Versailles - 5<sup>e</sup> légion à Grenoble. [^3]: <span></span> La 3<sup>e</sup> division du 3<sup>e</sup> corps de Moncey frère a été remplacé par Charles Grandjean en septembre. [^4]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 305.</body>