CG8-19055.md

identifiantCG8-19055.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/10/13 00:00
titreNapoléon à Daru, intendant général de la grande armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19055. - </b>À Daru, intendant général de la grande armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 13 octobre 1808</h2><p>Monsieur Daru me remettra une note qui me fera connaître ce qu’il ordonne qu’on verse à la Caisse d’amortissement. Il me semble que 81 millions ont été versés à la Caisse d’amortissement ; 42 sont en caisse ; 26 sont à percevoir. Ainsi on pourrait faire verser la plus grande partie de ces 42 millions à la Caisse d’Amortissement, vu que ce qui reste à percevoir sera suffisant pour les besoins à venir. Je voudrais donc que le résultat de M. Daru me présentât 110, 120 ou 130 millions existant à la Caisse d’amortissement, en argent, en billets de Saxe et en billets de Dantzig, ainsi qu’en ceux de Westphalie.</p><p>Je prie aussi M. Daru de faire faire sans délai les bons de la Westphalie, ainsi que je l’ai ordonné.</p><p>Les bons de la Prusse seront aussi versés à la Caisse d’amortissement, qui en poursuivra le remboursement.</p><p>Et comme tous ces objets deviennent très considérables, M. Daru proposera au ministre des Finances<sup>[^1]</sup> de nommer quelqu’un qui soit uniquement chargé des produits de la Grande Armée à la Caisse d’amortissement. On pourrait y placer quelqu’un attaché à M. La Bouillerie. M. La Bouillerie reviendra à l’armée y encaisser les 140 millions<sup>[^2]</sup>, y prendre tous les papiers, et fermera sa comptabilité de la manière suivante : pour la Prusse, ce qui a été reçu jusqu’au moment du traité ; pour la Westphalie, ce qui a été reçu ; pour les pays encore occupés, ce qui revient au 1<sup>er</sup> janvier 1809. Passé cette époque, la caisse sera confondue avec la Caisse d’amortissement, laquelle poursuivra ce qui reste dû, par raison des traités, en obligations. Dès le 1<sup>er</sup> janvier 1809, un autre individu aura le titre de receveur des contributions de l’armée du Rhin au lieu de la Grande Armée, et percevra ce qui reviendra des revenus du pays qui m’appartiennent. Ce sera une autre comptabilité, et un individu moins important que M. La Bouillerie, qui présentera ses comptes au Conseil d’État pour être soumis à mon approbation.</p><p>M. La Bouillerie ira à ses fonctions à la trésorerie, et il me sera proposé par l’intendant général la récompense dont il sera susceptible.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Gaudin. [^2]: <span></span> Contribution de la Prusse pour éteindre la dette de guerre (Article 1<sup>er</sup> du traité du 8 septembre 1808 entre la France et la Prusse). [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14377, d’après la copie communiquée par le comte Daru.</body>