CG8-19053.md

identifiantCG8-19053.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/10/12 00:00
titreNapoléon à George III, roi d’Angleterre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19053. - </b>À George III, roi d’Angleterre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 12 octobre 1808</h2><p>Sire, les circonstances actuelles de l’Europe nous ont réunis à Erfurt. Notre première pensée est de céder au vœu et au besoin de tous les peuples, et de chercher par une prompte pacification avec Votre Majesté le remède le plus efficace aux malheurs qui pèsent sur toutes les nations. Nous en faisons connaître notre sincère désir à Votre Majesté par cette présente lettre.</p><p>La guerre longue et sanglante qui a déchiré le continent est terminée, sans qu’elle puisse se renouveler. Beaucoup de changements ont eu lieu en Europe. Beaucoup d’États ont été bouleversés. La cause en est dans l’état d’agitation et de malheur où la cessation de commerce maritime a placé les plus grands peuples. De plus grands changements encore peuvent avoir lieu, et tous contraires à la politique de la nation anglaise. La paix est donc à la fois dans l’intérêt des peuples du continent comme dans l’intérêt des peuples de la Grande-Bretagne.</p><p>Nous nous réunissons pour prier Votre Majesté d’écouter la voix de l’humanité, en faisant taire celle des passions, de chercher, avec l’intention d’y parvenir, à concilier tous les intérêts, et, par-là, garantir toutes les puissances qui existent, et assurer le bonheur de l’Europe et de cette génération à la tête de laquelle la Providence nous a placés.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 14373, d’après l’original du British Museum (minute, Archives nationales, AF IV 878, octobre 1808, 3<sup>e</sup> annexe du n° 51).</body>