CG8-19051.md

identifiantCG8-19051.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/10/12 00:00
titreNapoléon à Dalberg, prince primat de la confédération du Rhin
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 19051. - </b>À Dalberg, prince primat de la confédération du Rhin</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 12 octobre 1808</h2><p>Mon frère, les assurances données par la cour de Vienne que les milices étaient renvoyées chez elles et ne seraient plus rassemblées, qu’aucun armement ne donnerait plus d’inquiétude pour les frontières de la Confédération, la lettre ci-jointe que je reçois de l’empereur d’Autriche<sup>[^1]</sup>, les protestations réitérées que m’a faites M. le baron de Vincent<sup>[^2]</sup>, et, plus que cela, le commencement de l’exécution, qui a déjà lieu en ce moment en Autriche, des différentes promesses qui ont été faites, me portent à vous écrire que je crois que la tranquillité des États de la Confédération n’est d’aucune manière menacée, et que Votre Altesse Éminentissime est maîtresse de lever ses camps et de remettre ses troupes dans leurs quartiers de la manière qu’elle est accoutumée de le faire. Je pense qu’il est convenable que son ministre à Vienne<sup>[^3]</sup> reçoive pour instruction de tenir ce langage, que les camps seront reformés et que les troupes de la Confédération et du Protecteur seront remises en situation hostile, toutes les fois que l’Autriche ferait des armements extraordinaires et inusités, que nous voulons enfin tranquillité et sûreté.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: <span></span> Lettre du 18 septembre 1808, transmise le 29 à Napoléon par l’envoyé extraordinaire de François I<sup>er</sup> à Erfurt, le général autrichien Nicolas Charles de Vincent. Voir plus bas. [^2]: Le 29 septembre Napoléon lui avait accordé une longue audience. Ce diplomate est passé maître dans l’art de d’émettre les paroles rassurantes ; il en agissait de même à Varsovie avant Tilsit. [^3]: Alexandre Kourakine. [^4]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 400 AP 1. La même lettre est adressée entre le 12 et le 14 octobre à Maximilien I<sup>er</sup> Joseph, roi de Bavière (minute, Archives nationales, AF IV 878, octobre 1808, n° 52) ; à Frédéric-Auguste I<sup>er</sup>, roi de Saxe (minute, Archives nationales, AF IV 878, octobre 1808, n° 52) ; à Jérôme, roi de Westphalie (copie d’expédition, Archives nationales, 400 AP 89 (2)) ; à Frédéric I<sup>er</sup>, roi de Wurtemberg (expédition, Abteinlung Hauptsaasarchiv des Landesarchivs Baden-Wurtemberg (Stuttgart), G 243, d. 60) et à Charles-Frédéric, grand-duc de Bade (expédition, générallandesarchiv Karlsruhe, FA Pers., 5 Nr. 21).</body>