CG1-0740.md

identifiantCG1-0740.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/07/02 00:00
titreNapoléon à Carnot, membre du Directoire exécutif
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 740. - </b>À Carnot, membre du Directoire exécutif</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Bologne, 14 messidor an IV [2 juillet 1796]</h2><p><br/> </p><p>Les porteurs de la présente, mon cher Directeur, sont les députés de la légation de Bologne, qui viennent à Paris pour réclamer et plaider les intérêts de leur patrie, au moment de la conclusion de la paix avec le pape. Je vous ai là-dessus développé, par le courrier de ce matin[^1], quel pourrait être l’intérêt de la République dans cette circonstance ; mais je sais bien que ces petits calculs sont subordonnés aux vues générales.</p><p>Le passage du Rhin est l’opération la plus heureuse pour l’armée d’Italie ; c’était peut-être le seul moyen pour que nous ne soyons pas accablés par la supériorité du nombre.</p><p>Je me rends sur-le-champ à Mantoue. Je compte que le 20 du mois nous ouvrirons la tranchée par trois attaques. Il y a dans cette place 8 000 Autrichiens ; ce sera une jolie capture. L’ennemi fera probablement des mouvements pour dégager cette place ; nous nous battrons alors, s’il le faut.</p><p>Je vous recommande ces députés de Bologne. Je me plais beaucoup à voir Paris être le rendez-vous de toute l’Europe.</p><p>Vous devez avoir reçu les lettres que je vous ai écrites ce matin par le courrier que je vous ai expédié.</p><p>Il est nécessaire que le ministre de la Marine envoie le plus tôt possible des commissaires pour faire, dans les États du pape, les demandes pour la valeur de quatre millions, et pour un million dans les États de Bologne et Ferrare.</p><p>Dans la rédaction de l’arrêté, il faut faire en sorte qu’ils ne se croient pas un <u>Directoire</u><i> ambulant</i>[^2]<i>.</i></p><p>L’on m’assure que Madame Carnot[^3] est accouchée[^4] ; si cela est vrai, je vous prie d’en recevoir mon compliment.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p><font size="2" style="font-size: 10pt">.</font></p> [^1]: Lettre au Directoire exécutif, ci-après. [^2]: Souligné. [^3]: Sophie Carnot, épouse de Lazare, mère d’Hippolyte et grand-mère de Sadi. [^4]: L’épouse de Carnot, Sophie, a en effet donné naissance à un fils, Sadi, ingénieur et « inventeur » de la thermodynamique, mort du choléra à l’âge de 36 ans, le 24 août 1832. Il ne doit pas être confondu avec un autre Sadi Carnot, fils du cadet de Lazare, hyppolyte, président de la République assassiné à Lyon, le 24 juin 1894. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 715, d’après l’expédition communiquée par le comte Hippolyte Carnot.</body>