| identifiant | CG8-18852.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/09/08 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de l’armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18852. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l’armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 8 septembre 1808, une heure du matin</h2><p>Je
vous renvoie vos lettres. Écrivez au maréchal Jourdan que vous les
avez mises sous mes yeux ; que ses instructions au maréchal
Moncey ne sont pas assez positives, que celles au maréchal Bessières
ne le sont pas davantage ; que Moncey ne peut garder tout à la
fois avec 15 000 hommes ; il peut garder Tudela contre
l’ennemi, ayant sa ligne d’opération, non sur Logroño, mais sur
Pampelune. Si le maréchal Bessières avait reçu l’ordre
d’attaquer les insurgés sans attendre l’arrivée du Roi, ils
auraient été vaincus et culbutés. Il paraît que, du côté de
Burgos, l’armée est sans système ; d’où naît l’embarras
des instructions données à Bessières. Si l’ennemi vient à
Burgos, faut-il l’attaquer ou l’attendre ? Dans ce dernier cas,
pourquoi Bessières n’est-il pas campé derrière Burgos ? C’est
avec des plans sûrs et fortement conçus qu’on réussit à la
guerre. Doit-on abandonner Burgos comme on a abandonné Tudela ? Ce
ne serait pas un moyen de donner du moral à l’armée que de
l’exposer à un mouvement rétrograde qui ressemble à un échec,
si 10 000 hommes entraient à Burgos et prenaient la garnison
qui est dans la citadelle. Voilà à quoi on s’expose lorsqu’on
n’a pas de plan fixe.</p><p>L’ennemi
ne se portera pas de Saragosse sur Logroño, quand on occupera la
position offensive de Tudela.</p><p>Quant
au consul espagnol<sup>[^1]</sup>,
chargez le général Drouet de le faire arrêter, de mettre les
scellés sur ses papiers et de le faire conduire sous bonne garde
dans un château fort, en le tenant au secret, sans le laisser
communiquer avec personne.</p><p>Avec
les troupes espagnoles, il est très différent d’attaquer ou de
l’être. Toute l’armée espagnole n’est pas capable de forcer
15 000 Français, couverts d’artillerie dans une bonne
position.<sup>[^2]</sup></p><p><i>Faites
remarquer au maréchal Jourdan que Tudela a d’ailleurs l’avantage
de pouvoir offrir le couvert de la rivière, et que, si l’on ne se
trouvait pas bien en avant, on pourrait se placer derrière l’Èbre
avec une tête de pont offensive</i>.<sup>[^3]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.64cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 100%; page-break-after: avoid">
<i>Np</i></p>
[^1]: Juan Lahora y Marqués, consul à Bayonne, s’est rétracté après avoir prêté serment à Joseph. Il sera emprisonné à Bayonne, au château de Lourdes et enfin au château d’If jusqu’en 1814.
[^2]: Présent sur la minute, ce paragraphe est absent de l’extrait reproduit dans le catalogue de vente.
[^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 878, septembre 1808, n° 55. Photographie partielle, [catalogue de vente], Sotheby’s, <i>Continental manuscripts and printed books</i>, Londres, 21 novembre 1989, p. 188, n° 332. [C 14307]</body> |
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