| identifiant | CG1-0736.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1796/06/29 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Vaubois |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 736. - </b>Au général Vaubois[^1]</h1><p><br/>
</p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Livourne, 11 messidor an IV
[29 juin 1796]</h2><p><br/>
</p><p>Le général Vaubois tiendra garnison à Livourne avec la 75<sup>e</sup>
demi-brigade, une compagnie d’artillerie et un escadron du 1<sup>er</sup>
régiment de hussards. Il fera mettre les batteries qui défendent
l’entrée du port dans un bon état de défense, les fera arranger
de manière qu’il n’y ait que des pièces d’un, ou, tout au
plus, de deux calibres à chaque batterie. Il fera monter des grils à
boulets rouges, et aura soin que chaque pièce soit approvisionnée
de cent coups. Il choisira un des forts de la ville, celui le plus
dans le cas de se défendre et qui a des communications avec
l’extérieur. Il fera mettre ce fort en état de se défendre, et
fera à cet égard les déplacements d’artillerie qu’il jugera
nécessaires. Il établira un magasin où il y aura de quoi nourrir
2 000 hommes pendant quarante jours, avec tous les accessoires
pour soutenir un siège.</p><p> Il n’épargnera aucun moyen pour maintenir Livourne dans une
parfaite tranquillité. Il fera en sorte de s’attacher les troupes
du grand-duc de Toscane, sur lesquelles il aura toujours l’œil. Il
se maintiendra en bonne harmonie avec le gouverneur ; il lui
renverra toutes les affaires de détail, lui montrera de grands
égards, surtout en particulier, mais conservera sur lui, surtout en
public, une grande supériorité.</p><p>S’il y avait à Livourne des complots ou toute autre chose qui
intéressât l’existence des troupes françaises, il prendrait
alors toutes les mesures qu’il pourra croire nécessaire pour
maintenir le calme et contenir les malintentionnés ; il
n’épargnerait ni les personnes ni les propriétés.</p><p>Dans toutes les affaires difficiles qui pourraient lui survenir,
il consultera le citoyen Miot, ministre de la République française
à Florence, qui sera à même de lui donner de bons renseignements.
Il protégera le consul dans l’opération intéressante dont il est
chargé, se trouvant le premier agent de la République à Livourne.
Il surveillera tous les intérêts de la République et me rendra
compte de tous les abus qu’il ne dépendrait pas de lui de
réprimer.</p><p>Il vivra d’une manière convenable, et aura souvent à sa table
les officiers du grand-duc et les consuls des puissances étrangères ;
il lui sera accordé à cet effet des dépenses extraordinaires.</p><p>Il nommera un officier pour surveiller le port, ainsi qu’un
commandant dans chaque fort. Il maintiendra les corsaires dans une
sévère discipline, et veillera à ce qu’ils respectent les
pavillons neutres et spécialement le pavillon espagnol.</p><p>Il se fera tous les jours rendre compte des rapports des vigies.
Il me tiendra informé de tout ce qui se passera dans le pays où il
se trouve, et m’enverra le rapport de toutes les nouvelles de Corse
qui lui arriveront. Il écrira aux fiefs impériaux qui environnent
la Toscane, afin qu’ils reconnaissent la République, et il me fera
part du nombre de ces fiefs, de leur population, de leur richesse et
de l’esprit qui les anime. Il maintiendra une sévère discipline
parmi ses troupes, et tiendra la main à ce que tous les soldats
soient casernés et que personne, depuis le général jusqu’à
l’employé, ne soit logé chez l’habitant.</p><p>Il aura avec lui un adjudant général, un commissaire des guerres
et un employé de chaque administration.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3>
[^1]: <span></span>Charles-Henri Belgrand de Vaubois (1748-1839), ami de Bonaparte dès
les premiers temps de la Révolution, il est lieutenant-colonel en
second du 3<sup>e</sup>bataillon de volontaires nationaux de la
Drôme en 1791. Général de brigade à l’armée des Alpes, il
passe à l’armée d’Italie (mai 1796) et, plus tard, le
commandement militaire de la Corse.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 702 d’après la
collection Napoléon.</body> |
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