CG1-0732.md

identifiantCG1-0732.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/06/29 00:00
titreNapoléon à Ferdinand III, grand-duc de Toscane
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 732. - </b>À Ferdinand III<span style="font-variant: small-caps">, </span>grand-duc de Toscane</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Livourne, 11 messidor an IV [29 juin 1796]</h2><p><br/> </p><p>Une heure avant que nous entrions dans Livourne, une frégate anglaise a enlevé deux bâtiments français valant 500 000 livres. Le gouverneur[^1] les a laissés enlever sous le feu de ses batteries, ce qui est contraire aux intentions de Votre Altesse Royale et à la neutralité du port de Livourne. Je porte plainte à Votre Altesse Royale contre ce gouverneur, qui, par toutes ses démarches, montre une haine prononcée contre les Français. Il a cherché hier, au moment de notre arrivée, à ameuter le peuple contre nous ; il n’est sorte de mauvais traitements qu’il n’ait fait essuyer à notre avant-garde. J’aurais été autorisé sans doute à le faire juger par une commission militaire ; mais, par respect pour votre Altesse Royale, intimement persuadé de l’esprit de justice qui caractérise toutes ses actions, j’ai préféré l’envoyer à Florence, convaincu qu’elle donnera des ordres pour le faire punir sévèrement.</p><p>Je dois en même temps faire mes remercîments à Votre Altesse Royale de la bonté qu’elle a eue de préposer le général Staraldo pour faire procurer à l’armée ce qui lui était nécessaire : il s’est acquitté des ordres de Votre Altesse Royale avec autant de zèle que de succès.[^2]</p><p><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Spanocchi. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 703 d’après la collection Napoléon.</body>