CG8-18697.md

identifiantCG8-18697.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/08/10 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18697. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nantes, 10 août 1808</h2><p>Mon fils, le major général a dû vous écrire pour diriger sur Perpignan 10 000 Italiens, infanterie, cavalerie, artillerie, sous les ordres du général Pino et de deux généraux de brigade<sup>[^1]</sup>. Il est nécessaire que cette division ait ses douze pièces d’artillerie attelées, ses cartouches, ses caissons, et soit munie généralement de tout ce qu’il faut pour faire la guerre. Il faut aussi des officiers du génie, des sapeurs, enfin un extrait de l’armée italienne dans le cas de se faire honneur.</p><p>Vous formerez également une division française, qui sera commandée par le général Souham<sup>[^2]</sup>, et composée des trois premiers bataillons du 42<sup>e</sup> de ligne portés au grand complet de 2 400 hommes, des trois premiers bataillons du 1<sup>er</sup> d’infanterie légère, également portés au grand complet, de douze pièces d’artillerie, d’une compagnie de sapeurs. À cette division sera joint un bataillon du 67<sup>e</sup>, un bataillon du 7<sup>e</sup> de ligne, un du 112<sup>e</sup> et un du 3<sup>e</sup> d’infanterie légère, qui partent des 27<sup>e</sup> et 28<sup>e</sup> divisions militaires. Le général Souham pourra se rendre auprès du prince Borghèse<sup>[^3]</sup>, pour prendre le commandement de ces troupes et connaître leur marche. Donnez-lui deux bons généraux de brigade<sup>[^4]</sup>, ce qui formera une bonne division française de 8 000 hommes, qui, jointe à la division italienne, fera une force de 16 à 17 000 hommes, qui se rendra sans délai à Perpignan pour pousser vigoureusement la guerre d’Espagne. Donnez à la division française une compagnie de sapeurs, des officiers du génie et tout ce qu’il faut pour faire la guerre.</p><p>Il n’y a rien en réalité à craindre de l’Autriche, puisque, le cas arrivant, je fais cause commune avec la Russie, et que cette puissance courrait à sa perte. Il est évident que les mouvements sont plutôt dirigés par la peur que par toute autre cause. D’ailleurs, un pareil nombre de troupes va se rendre du royaume de Naples dans le royaume d’Italie.<sup>[^5]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.64cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 100%; page-break-after: avoid"> Napoléon</p> [^1]: Luigi Mazzuchelli et Jacques Fontane, dit Fontana. [^2]: Il change une nouvelle fois de commandement. [^3]: À Turin. [^4]: Jean-Marie Vergez et Charles Dumoulin commanderont chacun en Catalogne une brigade d’infanterie. [^5]: Copie de l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg, S.H.D., GR, 17 C 79 (minute, Archives nationales, AF IV 877, août 1808, n° 14). [C 14249]</body>