| identifiant | CG8-18645.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/07/23 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Pérignon |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18645. - </b>Au maréchal Pérignon</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Tarbes, 23 juillet 1808
</h2><p>Mon
cousin, le secrétaire d’État vous envoie le décret par lequel je
vous ai nommé gouverneur de Naples et commandant de mon armée dans
ce royaume. Il est indispensable que vous soyez rendu à Naples le 5
août, ou plus tôt s’il est possible. Le maréchal Jourdan ayant
été appelé à Madrid, vous recevrez le commandement de lui, s’il
est encore à Naples, ou du plus ancien général de division<sup>[^1]</sup>
auquel il l’aura laissé. La proclamation du grand-duc de Berg
comme roi de Naples doit avoir été faite<sup>[^2]</sup>.
Il ne pourra se rendre à Naples que d’ici à quinze ou vingt
jours. Il est donc nécessaire que, d’ici à ce temps, vous preniez
toutes les mesures convenables pour le bien du royaume et de mon
armée. Je m’en fie entièrement à votre zèle pour mon service.
Vous trouverez, à votre arrivée à Naples, des lettres patentes du
Roi qui vous confèrent le titre de son lieutenant général, afin
que vous puissiez pourvoir à tous les besoins du royaume.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Reynier.
[^2]: « L’avènement de votre monarque au trône des Espagnes et des Indes a mis pour la seconde fois à notre disposition la couronne des Deux-Siciles et, dans notre affection pour vous, nous avons voulu donner au Roi que vous regrettez, un digne successeur. Joachim Napoléon, notre beau-frère, prince français, grand amiral de France, est chargé de vos destinées. Les liens qui l’attachent à nous, ceux qui vous unissent à notre Empire et notre affection pour notre bien-aimé frère vous donne l’assurance que vos intérêts nous seront toujours chers. Ils ont été mis sous la sauvegarde d’une charte constitutionnelle que nous avons approuvée et garantie, dernier gage de l’amour que le roi Joseph, vous a toujours porté, premier augure de la prospérité du nouveau règne. Cet acte fondé sur les institutions nécessaires au bonheur des peuples et à l’éclat du trône, il assure aux propriétés, au commerce, aux lumières, des distractions honorables, et fait de la justice et des lois un bien égal pour tous. Napolitains, vous répondrez à nos soins paternels et à ceux de votre Roi. La providence a tout fait pour vous. Elle vous a donné de fertiles campagnes à cultiver, vous ne tenez au continent que par la puissance qui vous protège : vous n’avez de toute autre part, que des mers qui doivent se rouvrir à votre navigation. Mais votre prospérité doit surtout naître de votre concorde mutuelle et de votre fidélité à votre souverain. » Copie, Archives du ministère des Affaires étrangères, C.P., Naples, vol. 132, fol. 156.
[^3]: Expédition non signée, S.H.D., GR, 17 C 78. Cette lettre prête à partir fut, en définitive, expédiée sous le seing de Berthier comme l’atteste la note sur la minute (Archives nationales, AF IV 877, juillet 1808, n° 184) : « Cette lettre a été écrite par le prince de Neufchâtel au nom de Sa Majesté. » [C 14225].</body> |
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