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CG8-18643.md| identifiant | CG8-18643.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/07/23 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, roi d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18643. - </b>À Joseph, roi d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pau, 23 juillet 1808, 4 h. du matin<sup>[^1]</sup></h2><p>Mon
frère vous commandez l’armée ; je vous l’ai dit ; je
l’ai fait mettre à l’ordre. Savary, dans la lettre qu’il écrit
au major général<sup>[^2]</sup>
le dit, puisqu’il dit qu’il ne fera aucun mouvement sans votre
ordre. Vous auriez donc pu vous épargner une page de bavardage.
Actuellement écrivez-moi souvent et en détail, ce que vous ne
faites pas ; et ordonnez que votre état-major envoie des états
de situation et écrive tous les jours en détail au major général.
Les mouvements militaires de Savary font hausser les épaules. Il n’a
fait que de fausses marches. Gobert<sup>[^3]</sup>
doit rester avec <i>Dupont</i>, puisqu’il y est, Moncey à
San-Clemente<sup>[^4]</sup>
ou environs, et Dupont doit être renforcé.</p><p>J’eusse
voulu que la brigade Rey eût joint, le 20, le maréchal Bessières ;
mais, puisqu’elle est à Madrid, gardez-la deux mois sans bouger.
Ces soldats sont fatigués et ont besoin de repos : ils viennent de
Rennes à marches forcées. Si on les fait toujours aller, ils
tomberont tous malades. Il me tarde d’avoir des nouvelles du
maréchal Bessières ; je n’en ai pas depuis le 15.
Portez-vous bien et croyez à mon amitié.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3><p><br/>
</p>
[^1]: La minute (Archives nationales, AF IV 877, juillet 1808, n° 182) porte : « 3 heures du matin ».
[^2]: Le 20 juillet, Alexandre Berthier avait blâmé les opérations de Savary : « L’Empereur trouve que vous ne concevez pas la direction de cette guerre et que vous ne concevez pas ce qu’on efforce de vous dire […] »
[^3]: Gobert a été mortellement blessé le 16 juillet à Mengibar.
[^4]: Moncey a quitté San Clemente pour se rapprocher de Madrid.
[^5]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11.</body> |
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