CG8-18484.md

identifiantCG8-18484.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/07/05 00:00
titreNapoléon à Montalivet, directeur général des ponts et chaussées
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18484. - </b>À Montalivet, directeur général des ponts et chaussées</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 5 juillet 1808<sup>[^1]</sup></h2><p>Monsieur de Montalivet, j’ai reçu les trois états que vous m’avez envoyés, le premier intitulé : Répartition des fonds du service des Ponts et Chaussées, exercice 1808, contenant proprement les routes et les ponts ; le second intitulé : répartition générale des fonds du service de la navigation intérieure, canaux, quais et desséchements ; le troisième intitulé, Répartition générale des fonds du service des ports maritimes. Il faudrait, pour l’année prochaine, que ces états fussent arrêtés au 1<sup>er</sup> mai par le ministre de l’Intérieur<sup>[^2]</sup>, afin qu’on puisse travailler pendant toute la campagne.</p><p>Je vois qu’au canal du Nord, c’est-à-dire au canal qui doit joindre l’Escaut au Rhin, vous dépensez 600 000 francs provenant des centimes additionnels, et deux millions provenant du produit de la vente des canaux ; qu’au canal de Bourgogne vous dépensez 75 000 francs sur les centimes et un million sur la vente du canal du Midi, et qu’au canal Napoléon<sup>[^3]</sup> vous dépensez 365 000 francs sur les centimes, et deux millions sur les fonds provenant de la vente des canaux. Les renseignements que j’ai sur les localités me font penser que ces fonds ne pourront être dépensés, parce qu’il n’y a pas assez d’activité dans ces travaux. Ce n’est cependant pas faute de bras, car j’ai à Troyes 1 200 prisonniers de guerre qui absorbent le travail de la ville, et qu’il faut placer ailleurs, soit au canal de Bourgogne, soit au canal Napoléon<sup>[^4]</sup>. Le canal de Saint-Quentin n’est point porté dans cet état. Je n’y vois pas non plus la Marne ; du moins, elle n’y est portée que pour une dépense de 10 000 francs. Il me semble que j’avais destiné deux millions sur un fonds extraordinaire pour cet objet. Je vois bien peu d’argent dépensé cette année à l’écluse de la Somme depuis Saint-Valéry. Je désire que vous me fassiez connaître quelle est la partie de ces sommes qui est attribuée aux canaux sur les fonds extraordinaires ; quelle sera la partie qui sera dépensée au mois de novembre, c’est-à-dire à la fin de la campagne, et la partie qui ne pourra pas être dépensée et qui sera renvoyée à la campagne prochaine. Faites-moi connaître également le nombre d’ouvriers qui travaillent aux canaux de Saint-Quentin, du Nord, au canal Napoléon et au canal de Bourgogne. J’ai ordonné beaucoup de travaux pour la Seine et la Marne sur des fonds extraordinaires.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: La Correspondance (n° 14157, d’après l’original communiqué par M. le baron Ernouf) publie cette lettre au 6 juillet. [^2]: Cretet. [^3]: Canal du Rhône au Rhin. [^4]: CG8-18391, 18474, 18475, 18479. [^5]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 877, juillet 1808, n° 36. Extrait [catalogue de vente], Christie’s, <i>Livres et autographes</i>, 16 mars 1964, n° 714. [C 14157]</body>