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CG8-18336.md| identifiant | CG8-18336.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/06/16 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Savary, aide de camp de l’Empereur, commandant provisoire de l’armée d’Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18336. - </b>Au général Savary, aide de camp de l’Empereur, commandant provisoire de l’armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 16 juin 1808</h2><p>Vous
trouverez ci-jointe une notice qui vous fera connaître le succès
que le général Lefebvre a remporté le 13 à Mallen et qui le rend
maître de Saragosse<sup>[^1]</sup>.
Il est impossible d’être plus lâche que cette canaille-là. Ils
ont eu 2 000 hommes de tués et ne nous ont tués que trois
hommes. L’infanterie n’a pas pu donner ; deux compagnies de
voltigeurs ont à peine pu tirer quelques coups de fusil. Les
lanciers polonais en ont fait une horrible boucherie. Cette affaire
et celle de Valladolid font sentir la nécessité d’envoyer
promptement au secours du général Dupont. Si Moncey n’est pas le
dernier des hommes, il doit être entré à l’heure qu’il est
dans Valence<sup>[^2]</sup>.
</p><p>Je
vous envoie des exemplaires de la première et de la seconde notice
sur les événements qui ont déjà eu lieu.</p><p>Celle
de l’affaire de Mallen est la 3<sup>e</sup>. Faites-là réimprimer
et répandre dans toute l’Espagne.</p><p>Qu’on
désarme Tolède et Aranjuez. Qu’on punisse sévèrement le village
où l’on a arrêté les courriers français, et qu’on prenne des
mesures énergiques. Il parait que le général Duhesme a rappelé la
division Chabran de Tortosa. Ce nigaud de Duhesme a envoyé une
douzaine de petites colonnes dans la Catalogne ; c’est bien là
l’art de faire tuer du monde inutilement.</p><p>Le
20 Santander aura été soumis et on marchera sur Léon et sur les
Asturies. Le général Frère serait utile à envoyer au général
Lasalle ; cependant, si cette division a fait un mouvement qui
l’éloigne de cette direction, il n’y faut plus penser. Je fais
venir en poste des troupes. Il y a déjà 6 000 hommes des
gardes nationales le long des Pyrénées. Quatre généraux
commandent les quatre départements frontières. Le sénateur
Lamartillière avec les 3 000 gardes nationales de Bordeaux est
arrivé à Pau. J’attends demain le 3<sup>e</sup> régiment
d’infanterie de la Vistule, que, selon les événements, je
dirigerai ou sur Pampelune ou sur Vitoria.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Verdier entreprendra le siège de la ville le 26 juin qu’il sera contraint de lever le 14 août suivant. Voir plus bas la lettre à Berthier (note 1).
[^2]: Il ne sera devant Valence que le 27 juin. Affaibli et cerné de toutes parts il renoncera le lendemain à en faire le siège.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 877, juin 1808, n° 136.</body> |
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