CG8-18222.md

identifiantCG8-18222.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/06/03 00:00
titreNapoléon au maréchal Bessières, commandant de la Garde Impériale et des divisions d’observation des Pyrénées-occidentales
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18222. - </b>Au maréchal Bessières, commandant de la Garde Impériale et des divisions d’observation des Pyrénées-occidentales</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 3 juin 1808, après-midi</h2><p>Mon cousin, donnez ordre au général Loison, qui est avec sa colonne à Almeida, de faire un mouvement sur sa gauche et de prendre position à Miranda sur le Duero et à Bragance. Par ce moyen, il sera à portée de se diriger sur les Asturies, sur le royaume de Léon ou sur la Galice, selon les circonstances. L’officier que vous enverrez à Almeida vous rapportera l’état de situation du général Loison, et vous fera connaître le jour précis où il sera arrivé à sa nouvelle position. Par ce mouvement, ce général se trouvera bien plus près de Valladolid que dans sa position actuelle, et vous vous trouverez bien plus rapproché de lui. Vous pourrez concerter vos opérations ensemble, si les circonstances l’exigent. Il doit y avoir un bataillon de gardes wallonnes ou de gardes espagnoles arrivé dans votre commandement ; s’il en est ainsi, vous pouvez écrire au capitaine général de La Cuesta<sup>[^1]</sup>, qui prendra ce bataillon sous ses ordres et le dirigera partout où il sera nécessaire pour la tranquillité du pays.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3><p><i>Trois heures après midi.</i></p><p><i>Il est trois heures après midi. Je reçois votre lettre du 2. Je trouve que le général Merle est trop faible. J’ordonne à Verdier de doubler de marche afin de soutenir ce général. Si Merle a pris la route qui passe par Pesadas</i><sup>[^2]</sup><i>, Puente-Arenas</i><sup>[^3]</sup><i>, Villarcayo, Espinosa</i><sup>[^4]</sup><i>, le général Verdier sera en mesure de le soutenir ; si, au contraire, Merle a pris la route de poste qui passe par Reinosa, il est urgent de faire partir Lasalle avec la brigade Sabatier, 200 chevaux et six pièces de canon pour se porter en réserve à Villarcayo et lier les deux colonnes. Il faut beaucoup de force pour frapper un coup de tonnerre.</i></p><p><i>Vous pouvez disposer de Loison selon les circonstances ; mais il faut écraser Santander</i><sup><i>[^5]</i></sup><i>, soumettre les Asturies</i><sup><i>[^6]</i></sup><i>.</i><sup><i>[^7]</i></sup></p> [^1]: Capitaine général de la Vieille-Castille à Valladolid. [^2]: Pesadas de Burgos. [^3]: Situé sur le cours de l’Èbre. [^4]: Espinosa de los Monteros [^5]: La ville de Santander sera occupée par Merle le 23 juin. [^6]: Cette province était particulièrement affectée par le sort fait à Ferdinand, prince des Asturies. C’est à Oviedo, entre le 22 et le 25 mai, que se produisent les évènements qui mènent au soulèvement de la province et à la déclaration de guerre à la France. Les 26 et 27 mai c’est au tour de Santander de prendre les armes. [^7]: Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1. Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 877, juin 1808, n° 42) : « portée par l’officier d’ordonnance Chlapowski ». [C 14056]</body>