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CG8-18076.md| identifiant | CG8-18076.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/05/25 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Bessières, commandant de la Garde Impériale et des divisions d’observation des Pyrénées-occidentales |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 18076. - </b>Au maréchal Bessières, commandant de la Garde Impériale et des divisions d’observation des Pyrénées-occidentales</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 25 mai 1808</h2><p>Mon
cousin, j’ai donné l’ordre que le général de brigade Habert
partît de Saint-Sébastien<sup>[^1]</sup>
avec le second régiment supplémentaire formé des 4<sup>es</sup>
bataillons de la 1<sup>re</sup> et de la 2<sup>e</sup> légion de
réserve pour se rendre à Burgos. On dit ces deux bataillons très
beaux ; ils feront partie de la division du général Merle, ce
qui portera cette division à 5 000 hommes. Je vous recommande
beaucoup de faire manœuvrer les troupes tant au détail qu’à
l’école de bataillon, et de les accoutumer à se déployer
rapidement pendant que ceux qui arrivent sur le rang font des feux de
file. Je vais également, aussitôt que possible, faire diriger sur
Burgos les bataillons des 70<sup>e</sup> et 15<sup>e</sup> de ligne
qui se trouvent à Pampelune, ce qui complétera à 2 000 hommes
chacune des trois brigades du général Merle ; de sorte que
vous aurez, réunis à Burgos, une douzaine de mille hommes
d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie. Dans votre état de
situation je n’ai point vu le 22<sup>e</sup> de chasseurs ni le
10<sup>e</sup> ; quant au 10<sup>e</sup>, je ne sais pas s’il
était alors arrivé. Moyennant ces 12 000 hommes, vous pouvez
détacher deux colonnes de 4 à 5 000 hommes chacune pour mettre
tout à la raison, et avoir, outre cela, une garnison dans le point
important de Burgos. Si vous campez, tâchez de faire camper toute
votre infanterie, et faites votre camp en carré afin que l’espace
soit moins grand et qu’il puisse être facilement défendu. En
laissant dans ce camp 1 500 hommes et 300 hommes dans le fort,
le reste serait disponible pour se porter partout où il serait
nécessaire, soit pour se combiner avec la division d’Almeida<sup>[^2]</sup>,
soit pour toute autre opération. Une compagnie de marche est partie
d’ici il y a quatre jours, forte de 150 hommes, toute composée
d’hommes appartenant à votre corps d’armée. À la même époque,
trois compagnies de 400 hommes sont parties de Saint-Sébastien ;
une autre compagnie de 150 hommes part d’ici aujourd’hui, bien
réparée et en bon état. Voilà donc encore un renfort de 700
hommes qui doit réparer vos pertes et maintenir votre effectif.
Faites-moi connaître les hommes que vous avez, appartenant soit à
l’armée de Portugal, soit aux corps qui sont à Madrid. Je suppose
que vous avez donné l’ordre que tous les régiments, escadrons et
bataillons de marche qui étaient à Aranda se rendissent à Madrid
pour être incorporés.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3>
[^1]: Voir plus haut.
[^2]: La division Loison.
[^3]: Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1. [C 13984]</body> |
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