| identifiant | CG8-17839.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/05/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Bessières, commandant de la Garde Impériale et des divisions d’observation des Pyrénées-occidentales |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17839. - </b>Au maréchal Bessières, commandant de la Garde Impériale et des divisions d’observation des Pyrénées-occidentales</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 11 mai 1808, minuit</h2><p>Mon
cousin, je reçois votre lettre du 10. Mes malades courent risque
d’être assassinés à Valladolid ; vous pourriez y laisser
deux ou trois régiments portugais. Vous avez deux régiments qui
n’arrivent que le 15, le 16 et le 17, à Burgos. Vous devez être à
même de réunir ces troupes à Valladolid, où elles seraient en
force pour contenir la populace. Il faut placer les 2<sup>e</sup> et
3<sup>e</sup> régiments d’infanterie portugais, qui sont arrivés
le 11 et le 12, sur la route de Burgos à Vitoria et sur celle de
Burgos à Santander. Laissez le régiment de chasseurs à cheval à
l’endroit où il se trouve, entre Valladolid et Burgos, et donnez
l’ordre au 4<sup>e</sup> et au 5<sup>e</sup> régiment d’infanterie
et au 3<sup>e</sup> de cavalerie de se réunir à Valladolid. Chargez
un général portugais de se tenir entre Valladolid et Burgos pour
protéger mes malades à Valladolid. Par ce moyen, pour peu qu’il y
ait la moindre insulte dans cette ville, vous vous y porteriez avec
trois régiments portugais, vous feriez rétrograder à grandes
marches deux autres régiments portugais ; vous joindriez à
cela une partie du 22<sup>e</sup> de chasseurs, 10 pièces de canon
et la moitié de l’infanterie que vous avez à Burgos, et vous
donneriez à cette ville une si sévère leçon qu’elle ne serait
pas tentée de recommencer. Vous donneriez l’ordre au général
Verdier de faire filer deux régiments sur Burgos ; il resterait
à Vitoria avec un régiment, et enverrait l’ordre au régiment
provisoire qui est à Tolosa de venir le joindre.</p><p>Envoyez
un officier au général Junot pour qu’il réunisse à Almeida<sup>[^1]</sup>,
sous le commandement d’un général de division<sup>[^2]</sup>,
4 000 hommes pour contenir les villes de Ciudad-Rodrigo,
Salamanque et Valladolid. Vous trouverez ci-joint un ordre que vous
lui ferez passer à cet effet. Ce corps sera à votre disposition en
cas de mouvements en Galice. Écrivez à Valladolid et à Salamanque
pour leur faire sentir le danger qu’elles courent si elles ne
restent point tranquilles. Je suis surpris qu’à la première
nouvelle que vous avez eue que l’esprit était mauvais dans ces
villes vous n’y ayez pas écrit.</p><p>En
résumé, le 3<sup>e</sup> régiment de cavalerie portugais de 270
hommes, les chasseurs à pied portugais formant 600 hommes, le 5<sup>e</sup>
régiment d’infanterie portugais de 600 hommes, le 4<sup>e</sup>
d’infanterie portugais de 500 hommes et le régiment de chasseurs à
cheval portugais de 100 hommes, ce qui fera 2 000 hommes sous
les ordres du général Brito Mozinho<sup>[^3]</sup>,
doivent rester cantonnés à Valladolid et entre Valladolid et
Burgos. Au moindre événement, les troupes se concentreront sur
Valladolid, avec une partie du 22<sup>e</sup> de chasseurs français,
l’artillerie de la Garde et celle du général Merle, c’est-à-dire
avec dix à douze pièces de canon et la moitié de votre
infanterie ; et, étant ainsi en force de 7 à 8 000
hommes, vous donnerez une sévère leçon à la ville de Valladolid.
Ce cas arrivant, les 17<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> régiments
provisoires, qui forment la brigade du général Sabatier, avec 8
pièces de canon, se rendraient en toute diligence à Burgos. Le
général Verdier resterait à Vitoria avec le 13<sup>e</sup>
régiment provisoire et le 14<sup>e</sup>, qu’il ferait venir de
Tolosa, 8 pièces de canon et le 10<sup>e</sup> de chasseurs. Il
réunirait à lui les 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup>
régiments portugais formant près de 2 000 hommes, ce qui, avec
la brigade française, lui ferait encore près de 6 000 hommes.
Ainsi, pendant que vous arriveriez à Valladolid, les troupes que
vous auriez tirées de Burgos y seraient à peu près remplacées.</p><p>Pour
peu que vous continuiez à avoir des inquiétudes sur la Galice,
Salamanque et Valladolid, attirez à vous la brigade du général
Sabatier, que vous ferez remplacer à Tolosa par la brigade
portugaise du général Carcome Lobo<sup>[^4]</sup>,
composée des 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup>
régiments d’infanterie. Le général Verdier aura les 13<sup>e</sup>
et 14<sup>e</sup> régiments provisoires et le 10<sup>e</sup> de
chasseurs. Au moindre événement, il serait secouru par un régiment
de deux bataillons de 1 200 hommes, qui pourront sortir de
Saint-Sébastien.</p><p>Je
vous recommande de parler haut, de faire faire des démarches auprès
des villes de Valladolid et Salamanque, d’y envoyer des prêtres et
des chefs de couvents. C’est en parlant haut que vous empêcherez
ces gens-là de faire des sottises. Si vous croyez qu’ils aient
besoin d’une correction, faites avancer à une marche 4 000
Français avec 10 pièces de canon, que vous placerez de manière à
y être en une marche forcée ou, au plus, en deux petites marches.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napol</h3>
[^1]: Place forte du Portugal à la frontière avec l’Espagne.
[^2]: Loison recevra la mission.
[^3]: Le maréchal de camp João Brito de Mozinho de l’état-major général.
[^4]: Le maréchal de camp José de Carcome Lobo.
[^5]: Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1. [C 13860]</body> |
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