CG8-17807.md

identifiantCG8-17807.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1808/05/08 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17807. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 8 mai 1808</h2><p>Monsieur le général Clarke, je suis très mécontent de la conduite des élèves de l’École du génie et d’artillerie de Metz et de la faiblesse du commandant<sup>[^1]</sup>. Ces jeunes gens font des scènes au théâtre, qui indignent tous les honnêtes gens. Faites mettre à l’ordre de ma part qu’ils garderont les arrêts pendant un mois, sans sortir de l’enceinte, et qu’ils seront privés de la comédie pendant un an. Ceux qui y seront trouvés seront punis comme ayant contrevenu à un ordre donné. Témoignez mon mécontentement au colonel Lamogère et au commandant d’armes<sup>[^2]</sup> ; ils montrent la plus grande faiblesse. Comme militaires, les élèves sont sous l’obéissance du commandant d’armes, lorsqu’ils sont hors de l’École ; et il doit les sanctionner sévèrement ; que je n’en entende plus parler. Je ne souffrirai pas qu’une poignée de morveux inquiètent toute une ville et se livrent à des excès dont le résultat est de les élever dans l’indiscipline. Demandez la liste des six plus mutins et vous les ferez mettre dans la prison de l’École pendant deux mois.</p><p>Le colonel sera désormais responsable de l’indiscipline qu’il y aurait dans cette école. Vous écrirez à la police de Metz, pour que les élèves qui, d’ici à un an, seraient surpris au spectacle, déguisés ou non, soient arrêtés.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Par arrêté du 12 vendémiaire an XI (4 octobre 1802), l’École d’artillerie de Châlons-sur-Marne a été réunie à celle du génie de Metz. La nouvelle école est aux ordres du colonel d’artillerie Aubert de Lamogère depuis août 1807. [^2]: <span></span> Le général de brigade Antoine Alexandre Rousseaux, commandant par intérim la 3<sup>e</sup> division militaire, à la place de Gobert. [^3]: Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 321. Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 876, mai 1808, n° 60) : « écrit le même jour au ministre de la Police ».</body>