| identifiant | CG8-17668.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1808/04/21 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Daru, intendant général de la Grande Armée |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17668. - </b>À Daru, intendant général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bayonne, 21 avril 1808
</h2><p>Monsieur
Daru, je reçois votre état de situation des sept bataillons des
équipages militaires, d’où il résulte qu’il y a 2 600
hommes présents sous les armes, et 4 500 chevaux, plus de 1 000
voitures, c’est-à-dire de quoi porter un million de rations de
pain. Cet état est satisfaisant, si les voitures sont en bon état,
et si les chevaux et les harnais sont d’un bon service. Je vois
qu’il leur manque quelques objets de détails, que vous vous
empresserez sans doute de leur faire fournir. Faites mettre tous ces
équipages en état, afin qu’avant le 1<sup>er</sup> juillet les
sept bataillons soient susceptibles de rendre tous les services
possibles. Il faut donner à ces bataillons des carabines
prussiennes ; quoiqu’elles ne soient pas de calibre<sup>[^1]</sup>,
c’est égal. Ces bataillons, ne devant pas se battre en ligne,
peuvent avoir leurs cartouches particulières. J’approuve fort
qu’il y ait à chaque bataillon un moule pour faire les cartouches.
J’approuve la répartition que vous me proposez. Vous pouvez
laisser en Silésie les 4<sup>e</sup> et 6<sup>e</sup> bataillons,
sauf, lorsqu’il le faudrait, à en tirer une compagnie pour
attacher à l’administration générale.</p><p>J’attends
la situation des caissons d’ambulance que doit avoir chaque corps.
Les 19<sup>e</sup>, 65<sup>e</sup>, 72<sup>e</sup>, 105<sup>e</sup>,
et les 5<sup>e</sup>, 7<sup>e</sup> et 16<sup>e</sup> légers n’ont
pas eu leur première mise ; il faut la leur faire donner, et
qu’ils se procurent leurs caissons d’ambulance. Je ne suis point
de l’avis de former un bataillon uniquement destiné au service de
l’ambulance. Il faut qu’il y ait, sur les trente-quatre caissons
de chaque compagnie, quatre caissons pour le pain et quatre caissons
pour l’ambulance. Vous savez vous-même que, le lendemain d’une
bataille, on est obligé de se servir des caissons du pain pour
évacuer les malades, et vice versa. Mais il semble que chaque
division d’infanterie a déjà ses quatre caissons d’ambulance
appartenant aux régiments, et quatre caissons pris dans ceux des
transports militaires qui lui sont attachés ; elle en a alors
suffisamment.</p><p>Quand
je vous ai donné l’ordre de faire fournir aux corps les capotes,
souliers et autres effets dont ils auraient besoin, je n’ai pas
seulement entendu que vous les leur fissiez fournir des magasins de
l’armée, mais encore que vous eussiez à m’éclairer sur les
ordres qui auraient été donnés aux dépôts de ne rien laisser
passer, pour contremander ces ordres, s’ils existaient, afin que
les corps soient pourvus de tout avant le 1<sup>er</sup> juillet.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Comprendre : compatibles du calibre français.
[^2]: Expédition, Archives nationales, fonds Daru, 138 AP 26. [C 13770]</body> |
|---|
| |