| identifiant | CG8-17596.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/04/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17596. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bordeaux, 11 avril 1808</h2><p>Monsieur
le général Clarke, je crois vous avoir donné l’ordre d’envoyer
le bataillon de Neuchâtel au Havre<sup>[^1]</sup>.
Je désire qu’à mesure que la légion de la Vistule arrivera vous
en fassiez passer la revue par un inspecteur, et que vous fassiez
mettre sa comptabilité en bon état. Mon intention est que vous
placiez son dépôt à Sedan. Vous composerez ce dépôt du fond
d’une compagnie de chaque régiment, ce qui fera trois compagnies,
et d’une du régiment à cheval, ce qui fera quatre compagnies.
Vous mettrez à ce dépôt un quartier-maître, un conseil
d’administration et un major. Les recrues venant de Pologne
s’arrêteront là pour être habillées. Vous sentez que cette
légion a besoin d’une autre organisation, et que trois régiments
d’infanterie de 1 800 hommes chacun et un régiment de cavalerie de
1 200 hommes ne peuvent rester sous un seul chef. Il faut donc
avoir, d’abord, un régiment de lanciers organisé, comme nos
régiments de chasseurs, à 4 escadrons de 250 hommes chacun, plus
une compagnie de dépôt de 125 hommes, ce qui ferait un effectif de
11 à 1 200 hommes ; secondement, des trois régiments
d’infanterie, je prendrai le parti d’en faire un seul, ayant son
administration à part et composé de 6 bataillons de 6 compagnies
chacun et d’un bataillon de dépôt de 4 compagnies, ce qui ferait
40 compagnies, chacune à l’effectif de 140 hommes. En attendant,
vous pouvez placer la cavalerie, immédiatement après en avoir passé
la revue, à Paris, le long de l’Eure ou de la Seine, en
choisissant les pays où le fourrage est le plus abondant et à
meilleur marché, et de manière qu’elle soit à portée de marcher
au secours d’un débarquement qui aurait lieu à Cherbourg et au
Havre. Jetez-la cependant un peu à gauche, afin que si, après avoir
reçu votre rapport, je me décidais à la faire venir en Espagne, il
n’y eût aucune fausse marche de faite. Vous cantonnerez
l’infanterie dans l’arrondissement de deux ou trois marches de
Paris, toujours du côté de la mer, en plaçant chaque régiment
dans une localité, pour qu’il puisse s’occuper de son
instruction et être à même de marcher où il serait nécessaire.
Pendant ce temps, vous méditerez l’organisation de la légion
d’après les nouvelles bases que je viens d’indiquer, et, sur la
connaissance que vous aurez prise de la situation en hommes et en
officiers, vous me présenterez un rapport et un projet de décret.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Voir lettre du 5 avril.
[^2]: Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 321 (minute, Archives nationales, AF IV 876, avril 1808, n° 57). [C 13734]</body> |
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