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CG8-17581.md| identifiant | CG8-17581.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/04/09 00:00 |
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| titre | Napoléon à Murat, lieutenant de l’Empereur en Espagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG8</i> - 17581. - </b>À Murat, lieutenant de l’Empereur en Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bordeaux, 9 avril 1808, 8 h. du matin</h2><p>Mon
frère, je reçois votre lettre du 3, à minuit, par laquelle je vois
que vous avez reçu ma lettre du 27 mars. Ma lettre du 30 et Savary,
qui doit vous être arrivé, vous auront fait connaître encore mieux
mes intentions. Le général Reille part à l’instant pour se
rendre près de vous.</p><p>Je
vois que vous attachez trop d’importance à l’opinion de la ville
de Madrid. Je n’ai pas réuni de si grandes armées en Espagne pour
suivre les fantaisies de la populace de Madrid. Le principal est que
vous soyez bien le maître du roi Charles, qu’il n’y ait pas
autour de lui des gens importuns, et qu’une bonne division le
rassure contre les événements populaires ; ensuite qu’il n’y
ait aucune intelligence des nouveaux faiseurs avec l’Angleterre, ni
aucune tendance à s’en aller ; que l’armée ne se constitue
pas habitante de Madrid ; que les hôpitaux et magasins soient
resserrés dans les faubourgs ; qu’on maintienne une bonne
discipline et qu’on ne tienne aucun mauvais propos. On dit que les
officiers chassent dans les chasses de l’Escurial : cela serait
très mal fait. Il est à désirer que le prince des Asturies soit à
Madrid ou vienne à ma rencontre. Dans ce dernier cas, je l’attendrai
à Bayonne. Il serait fâcheux qu’il prît un troisième parti.
Savary connaît tous mes projets et a dû vous faire part de mes
intentions. Quand on connaît le but où l’on doit marcher, avec un
peu de réflexion, les moyens deviennent facilement.</p><p>Je
vous ai fait connaître que je faisais arriver un grand nombre
d’officiers en Espagne, et je vous ai autorisé à en nommer.
Demandez à l’intendant général<sup>[^1]</sup>
de vous faire connaître où sont tous les souliers que le ministre
Dejean a envoyés de Paris et ceux que le maréchal Moncey a fait
fabriquer et l’emploi qui en a été fait<sup>[^2]</sup>.</p><p>Les
états du général Belliard<sup>[^3]</sup>
sont toujours mauvais. Il porte dans son dernier état à la division
des Pyrénées-occidentales<sup>[^4]</sup>
un régiment provisoire. Ce n’est pas un régiment provisoire, mais
le 1<sup>er</sup> régiment de marche<sup>[^5]</sup>.
Le 1<sup>er</sup> régiment provisoire est au corps du maréchal
Moncey<sup>[^6]</sup>.
Il n’y porte pas d’ailleurs les cinq bataillons des légions de
réserve<sup>[^7]</sup>,
ni la division Verdier.<sup>[^8]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Denniée.
[^2]: <span></span> Portion de phrase absente de la <i>Correspondance</i>, n° 13730.
[^3]: On ne doit pas s’étonner que le chef d’état-major de Murat soit obligé de « nager » dans les situations des corps de troupes hétéroclites entrés en Espagne. Ceux-ci sont organisés, renforcés ou modifiés et actionnés directement par Napoléon.
[^4]: Division de Merle.
[^5]: Sur cette importante différenciation Voir CG8-17622.
[^6]: Corps d’observation des Côtes-de-l’Océan.
[^7]: <span></span> La brigade Manigault-Gaulois dont les bataillons proviennent des : 1<sup>re</sup> légion à Lille - 2<sup>e</sup> légion à Metz - 3<sup>e</sup> légion à Rennes - 4<sup>e</sup> légion à Versailles - 5<sup>e</sup> légion à Grenoble.
[^8]: Expédition, Archives nationale, fonds Murat, 31 AP 24, d. 467, p. 25. [C 13730]</body> |
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